Les Sambistes dénoncent la nomination de Bolèro

Une semaine après la nomination de Hamada Madi Bolèro à la tête du cabinet du chef de l’Etat, les langues se délient. Le parti comorien du peuple (PCP), la formation politique des sambistes, dénonce cette nomination et ne cache pas son inquiétude.

Le bureau exécutif du PCP, réuni le 14 octobre dernier, vient de publier un communiqué. Une déclaration par rapport à la récente nomination de Boléro comme directeur de cabinet à la présidence chargé de la défense. Le parti qui réunit les fidèles de l’ancien chef de l’Etat s’interroge sur l’opportunité de cette nomination.

Et d’emblée, le PCP estime que la récente nomination à la tête du cabinet du président de la république, « n’est pas de nature à rassurer la majorité de la population comorienne qui a massivement élu l’actuel Chef de l’Etat sur des engagements de continuité politique», indique ce communiqué rendu public ce mercredi. Et cette déclaration poursuit que « l’entrée au pouvoir d’un homme, dont l’hostilité vis-à-vis de la vision politique prônée par le Dr. Ikililou Dhoinine durant la campagne n’est pas à démontrer, est inquiétante à plusieurs égards ».

L’inquiétude de ceux qui se considèrent comme les héritiers de la politique prônée par le chef de l’Etat sortant est d’autant plus grande qu’ils estiment que c’est la fin de la politique et de la vision de Sambi, en tout cas au sein du gouvernement Ikililou. « Nos craintes légitimes concernent notamment : l’éventuel sabotage, à des fins électoralistes, des projets en cours et initiés par le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Comment comprendre les déclarations du nouveau promu qui dit vouloir « remodeler, réorienter, réorganiser » la politique du Président Sambi ?

Les risques d’abandon de l’orientation de la diplomatie et de l’ouverture vers les pays arabo-musulmans impulsée par le Président Sambi afin de satisfaire une vision passéiste », assène ce communique court mais riche en informations. Et les sambistes ajoutent qu’avec Bolèro, c’est aussi la « la fin de la revendication de l’ile comorienne de Mayotte (comme ce fut déjà le cas entre 1999 et 2006) en contrepartie d’avantages occultes », et « le retour à des méthodes de Gouvernance révolues comme le limogeage punitif du conseiller Salim Ibrahim ABDOU de son poste de chargé de mission à la Présidence pour s’être exprimé dans les médias ».

Tout en assurant que la nomination de Bolèro « n’est pas démocratique et porte à confusion », le PCP dit attendre pour « voir plus clair sur l’orientation politique qui sera suivie dans les jours à venir ».

A.A. Mguéni – HZK

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