Les transferts d’argent des migrants plus élevés que prévu en 2012

21 novembre 2012

Les transferts d’argent des migrants plus élevés que prévu en 2012

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Un homme tient des billets en francs CFA à Dakar ©AFP

WASHINGTON (AFP) – (AFP)

Les
transferts d’argent des migrants vers les pays en
développement devraient être plus élevés
que prévu cette année et atteindre 406 milliards
de dollars, même si la crise en Europe a notamment
« freiné » les flux vers l’Afrique
sub-saharienne, a indiqué mardi la Banque mondiale.

Par rapport à 2011, ces transferts devraient augmenter
au niveau mondial de 6,5% avant de continuer sur leur phase
ascendante dans les prochaines années (+7,9% en 2013,
+10,1% en 2014….), a précisé l’institution dans
un communiqué.

Pour 2012, la Banque mondiale s’attendait à des flux
légèrement moins denses et tablait sur 399
milliards de dollars envoyés par des travailleurs
installés à l’étranger vers leur pays d’origine.

« Mais si les travailleurs immigrés sont, dans une
large proportion, frappés par le ralentissement de
l’économie mondiale, les volumes de transferts d’argent
ont remarquablement résisté, fournissant une
bouée de sauvetage pour des familles
défavorisées et des sources de devise
étrangères dans de nombreux pays pauvres », a
souligné Han Timmer, un responsable de la BM cité
dans le communiqué.

L’Inde (70 milliards de dollars) et la Chine (66 milliards)
devraient en être les principaux destinataires cette
année, suivis de loin par le Mexique et les Philippines
(24 milliards).Premier pays d’Afrique noire à
apparaître dans ce classement, le Nigeria devrait
recevoir 21 milliards de dollars en 2012.

L’Asie du sud-est et les régions du Pacifique, qui
comptent beaucoup d’expatriés dans les pays
pétroliers, ont bénéficié de transferts
de fonds « bien plus importants que prévu »,
détaille la BM dans son communiqué.

Les transferts vers l’Afrique sub-saharienne et l’Europe de
l’Est ont en revanche été « freinés »
par la crise de la dette dans l’Union européenne,
précise la Banque, ajoutant que le coût
élevé de ces transactions notamment vers l’Afrique
constituaient un « obstacle » important.



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