Liberté d’expression bafouée : Azali n’est pas un lion, c’est une mangouste

Opinion libre :

​Dans un enregistrement audio largement diffusé ces dernières semaines, un vieux notable de Ngazidja prévenait aux Anjounais lors du « troisième tour » qu’Azali est, en fait, « un lion qui va bouffer Sambi tout cru ». Le vieux n’avait pas tort sur le fond mais la métaphore empruntée est inexacte car Azali n’est pas un lion.
Dès le début de son mandat en mai 2016, le président comorien n’a cessé d’afficher son mépris à l’égard des lois règlementaires et de la Constitution. Pourtant véritable outil de prévention contre l’enrichissement illicite, la loi relative aux passations des marchés publics est publiquement bafouée.

Ensuite, pour dérouler le tapis rouge à la corruption, Azali a mis un terme à la Commission Anti-Corruption via un décret. Ce dernier étant invalidé par le Cour Constitutionnelle, Azali ignore l’arrêt de celle-ci et décidé de ne plus nommer les membres de la CNPLC. C’est d’ailleurs par ce même procédé digne d’un voyou qu’Azali a banni la Cour Constitutionnelle.
Parallèlement, l’ancien chef de l’armée se charge de faire taire physiquement toute voix discordante. La radio Labaraka Fm pourtant autorisée à emmètre par la justice a été fermée par un arrêté préfectoral en février 2017. Hier, un autre préfet a fermé Radio Kaz, pour avoir « critiquer les Assises ».
Azali a 58 ans en 2017. Il est président. En 1995, il avait 36 ans et était chef de l’état-major. Si à 36 ans, le militaire avait fui son devoir de protéger sa patrie pour sauver sa peau, ce n’est pas à 58 ans qu’il va risquer sa vie. En réalité, Azali teste l’opinion. Il lance des petits cailloux et soulève la tête. Comme personne ne bouge, il grignote du terrain et se nourrit des invertébrés. Le jour où une cinquantaine de personnes se souleront, Azali prendra la poudre d’escampette. En effet, Azali n’est pas un lion, c’est une mangouste.

Toyb Ahmed 

1 commentaire sur Liberté d’expression bafouée : Azali n’est pas un lion, c’est une mangouste

  1. sans la cour constitutionnelle, c’est comme une voiture sans frein. elle peut rouler à toute vitesse. les responsables de tout ce qui se passe aux Comores ce sont les élécteurs. l’heure est grave!!!!

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*