L’image de la justice écornée, le gouvernement réagit

​9 magistrats dont 2 en relation direct avec le dernier lynchage au palais de justice de Mutsamudu le 12 juillet dernier, sont suspendus de leurs fonctions. C’est ce qui ressort des conférences de presse tenues à Mutsamudu par le ministre de la justice Fahami Saïd Ibrahim 28 juillet et appuyé par le directeur de cabinet du président Azali le 2 aout. 

7 magistrat du lot n’ont rien à voir avec le dossier en cours, mais le garde des sceaux en a profité pour secouer le cocotier pendant qu’on y est. Il y aurait dans listes des magistrats suspendus pour fautes graves, d’autres qui ont carrément abandonné leurs postes et qui continuent à percevoir leurs salaires etc.

Les suspensions en relation avec le lynchage et la mise à mort de Branda concernent le juge d’instruction Ben Omar Abdou le procureur de la République Mohamed Amane. Tous les deux suspendus de leurs fonctions en attendant les résultats de l’enquête en cours. « L’enquête en cours » est bien celle de la folle journée du 12 juillet au palais de justice de Hombo à Anjouan, où Branda un malade mental et présumé meurtrier d’une jeune dame Nema Abdou, est livré à la foule par la justice et forces de l’ordre présent ce jour-là au palais. 

Depuis lundi aussi plusieurs personnes (on parle d’une vingtaine), serait interpellés par la gendarmerie dans le cadre de cette enquête.

Ce brusque brise de silence du gouvernement est fortement accompagnée par l’arrivée du président Azali à Anjouan et son gouvernement pour tenir un conseil de ministre spécial samedi dernier, et qui a permis à Azali d’affirmer sa détermination à aller plus loin pour redonner confiance à la population sur les préoccupantes question insécurités et d’incivismes à Anjouan constatés ces dernières semaines.

Les sanctions ne concernent pas seulement la justice et les civiles impliqués dans ce meurtre et l’incendie du palais de justice. Au niveau des forces de l’ordre aussi, selon le Directeur de cabinet « la personne qui aurait ouvert la porte et livré Branda, elle aussi est déjà sous les verrous ». a-t-il précisé lors de sa conférence de presse de mardi 2 aout. Selon des sources proches de l’enquêtes des têtes devraient mêmes tombé à la compagnie de la gendarmerie nationale stationnée à Hombo.

Des renforts en hommes sont dépêchés de Moroni pour réinstaurer la sécurité et procéder à des patrouilles nocturnes de contrôles d’identités. Toute une batterie de mesure pour réaffirmer la présence effective de l’autorité à Anjouan.

« Personne n’est au-dessus de la loi ». C’est la phrase magique entendue ici et là par les autorités de l’Union et c’est peut-être pour cela que même le directeur de cabinet du gouverneur Salami a été entendu par les enquêteurs mardi en fin de matinée.
KAY, journaliste Comores infos 

2 commentaires sur L’image de la justice écornée, le gouvernement réagit

  1. Chers compatriotes,
    Les violences qui viennent d’être produites dans notre pays sont admissibles et par conséquent condamnables.
    Je souhaiterais que la justice ne soit pas complaisante dans cette affaire.
    Que les lois de la République soient respectées à la lettre.
    Car nous ne voulons pas dans notre pays l’ETAT DE NATURE.
    Et s’il manque de juristes compétents pour appliquer les lois de la République alors, qu’on fait appel aux nombreux juristes comoriens et comoriennes qui se trouvent à l’étranger pour INSTAURER L’IMAGE DE LA JUSTICE DE NOTRE PAYS ET PAR Là, FAIRE LES COMORES UN PAYS RESPECTABLE.
    CORDIALEMENT

  2. Voilà c ce qu’on attendais de la part du gouvernement car il y’a des autorités qui n’accomplissent pas leurs devoirs,ceux qui ont commis des fautes ,doivent être jugés et punis.

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*