L’interdiction de l’important des voitures à volant à droite entre en vigueur à partir du 30 mai

«Plus lieu de fausses excuses désormais. Tout le monde était. «On sait comment réagissent les Comoriens : du moment qu’on leur a laissé une marge, ils ont cru que cela allait continuer ainsi…». L’annonce, plus qu’elle ne surprend, irrite plus d’un. «C’est fait exprès, car il parait que l’on veut nous faire acheter de force les voitures de marque française», ont déclaré des personnes interrogées.

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Annoncée depuis plusieurs mois, l’interdiction d’importation des voitures qui ont leurs volants du côté droit, entrera en vigueur à Ndzuani à la fin de ce mois de mai.
«C’est une mesure prise par le ministère de l’Intérieur depuis septembre de l’année dernière, mais nous, au niveau de la douane, n’avions pas reçue de note officielle de la part de notre direction générale, si bien que l’on avait continué à les recevoir», dit Farid Abodo, receveur des douanes à Mutsamudu.
L’annonce, plus qu’elle ne surprend, irrite plus d’un. «C’est à nous les petites gens que l’on veut s’en prendre! Même ces douaniers importent ces véhicules!  C’est fait exprès, car il parait que l’on veut nous faire acheter de force les voitures de marque française», croit savoir un jeune commerçant de Mtsamdu qui a déjà, par le passé, importé deux camionnettes de volant à droite.
Deuxième cause des accidents
Mais pour le receveur Abodo, il n’y a plus lieu de formuler de fausses excuses. «Des gens venaient nous demander s’il était vrai qu’à partir de janvier 2017 la mesure entrerait en vigueur, nous leur répondions que oui.

Ils étaient, donc, avertis bien en avance, mais l’on sait comment réagissent les Comoriens : du moment qu’on leur a laissé une marge, ils ont cru que cela allait continuer ainsi…».

Selon lui, l’interdiction court déjà en réalité depuis janvier, mais une période de grâce avait été accordée à l’île de Ndzuani. «D’ici le 30 de ce mois les voitures de ce modèle qui n’auront pas été dédouanées ne le seront plus. J’ai déjà passé le message aux transitaires à Dubaï», précise-t-il.
Le parc automobile de Ndzuani est composé essentiellement de voitures d’occasion à volant à droite, importées des Émirats arabes unis. Depuis longtemps l’importation de ce type de véhicule a été soumise à une amende douanière de cent mille francs.
Plusieurs pays d’Afrique, comme les Comores, dont le code de la route exige aux chauffeurs de rouler à droite, sont confrontés à la circulation de ces véhicules.
Contrairement à certains d’entre eux ou l’on exige aux voitures déjà en circulation de carrément changer le volant de côté, chez nous l’on tend à stopper seulement leur importation. Ils constitueraient par ailleurs, après l’excès de vitesse, la deuxième cause des accidents de la route. 

Sardou Moussa /Alwatwan 

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