L’intersyndicale annonce un arrêt des cours du 24 au 26 mai

Les enseignants de l’école publique s’apprêtent à observer un arrêt de travail de 72 heures, du 24 au 26 mai, pour protester contre “le non-respect des accords passés entre l’intersyndicale des agents de l’Education et le gouvernement“. L’information a été annoncée au cours d’une conférence, samedi 19 mai au foyer Awladil’komor à Moroni, par le secrétariat de l’intersyndicale.

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L’intersyndicale dénonce le non-respect du décret n°11-235 du 27/11/2011 relatif à la commission de contrôle des agents de la Fop et de l’arrêté conjoint n°309 portant mesures conservatoires des traitements d’agents, notamment de l’Education. Les conférenciers ont soulevé, entre autres griefs, la question de l’application de la nouvelle grille salariale, le retrait de trente points à certains instituteurs et la suppression de l’indemnité des 50% à certains d’entre eux aussi.

Le secrétaire général de l’intersyndicale, Mohamed Abdou Mlanao, a insisté sur le fait que l’objectif de la rencontre était de revendiquer l’application intégrante de ces dispositions. “Nous demandons aussi l’annulation des licenciements et suspensions de certains enseignants et instituteurs“, a-t-il précisé. Selon les syndicalistes, le gouvernement avait expliqué que la nouvelle grille des enseignants allait augmenter la masse salariale à 1,9 milliard de francs comoriens. Ils soutiennent que, même avec la suspension de la nouvelle grille, la masse salariale serait toujours au même montant.

A cet effet, l’intersyndicale demande des explications au gouvernement et souhaite la réintégration de la nouvelle grille mais aussi le paiement des reliquats des salaires non perçus. “Nous ne sommes pas d’accord! La masse salariale invoquée n’est pas justifiée, parce que la somme est restée la même. Nous appelons tous les enseignants à rester solidaires“, a jugé Mohamed Abdou Mlanao qui a précisé que malgré “la grève du 24 au 26 mai, nous sommes toujours ouverts à la discussion“.

A.Andhumati

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