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L’intervention d’Azali au forum de la Paix à Paris

« Mesdames et Messieurs,

Honorable assistance,

C’est un grand honneur et un privilège pour moi, de m’adresser à ce panel dont je tiens à saluer la pertinence et le thème : « Résister aux éléments : construire des infrastructures à l’ère du changement climatique».

En effet, organisé dans le cadre de cette deuxième édition du prestigieux Forum de Paris pour la Paix, ce panel est une heureuse opportunité, de réfléchir sur la construction d’infrastructures résilientes au risque climatique. Tel est le défi qui se présente à nous, face à la multiplication et à l’intensification des phénomènes liés au changement climatique.

Aujourd’hui, aussi bien les zone rurales que les sociétés urbaines, doivent s’adapter à des risques climatiques, de plus en plus marqués. Le principe de résilience constitue donc un maillon essentiel pour penser cette transition en apportant dès la conception des infrastructures une souplesse et une agilité capables de résister et de s’adapter aux crises éventuelles, sans se refuser à penser l’avenir.

Dans mon pays, l’Union des Comores, les conséquences catastrophiques du réchauffement se font déjà ressentir. Etat insulaire, les risques de submersion des territoires, la baisse des récoltes, les inondations, la multiplication des épisodes cycloniques sont déjà une triste réalité.

Le passage dévastateur du Cyclone Kenneth aux Comores en avril dernier, avec ses graves conséquences à court et moyen terme, notamment la destruction des infrastructures, en est une parfaite et terrible preuve.

Ainsi, nous ne pouvons pas nous contenter d’énumérer les menaces à venir : les menaces sont là, nous devons proposer des solutions et, en tant que gouvernants, agir. Pour cela, il est indispensable, d’abord de tracer des pistes concrètes menant, certainement à la réduction de demande en énergie des bâtiments et des transports, mais aussi et surtout, à concevoir des territoires plus résilients pour mieux parer les conséquences du dérèglement du climat. Aussi, rendre les infrastructures résistantes et adaptables au choc climatique, fait-il partie des priorités du Gouvernement comorien.

Mesdames et Messieurs,

Selon les études disponibles, 75% des infrastructures urbaines de 2050 restent à construire. l’opportunité existe alors, d’intégrer les nouveaux principes dans la conception de nos infrastructures, tout comme l’adaptation des infrastructures sur le terrain entrepreneurial pour adapter les infrastructures et leurs usages au changement climatique.

Toutefois, compte tenu de l’ampleur de l’investissement nécessaire, l’action concertée au niveau international, s’avère déterminante. C’est pourquoi, nous saluons l’initiative lancée par l’Inde et le Bureau des Nations Unies pour la Réduction des Risques, du lancement de la coalition pour des Infrastructures résilientes aux catastrophes.

C’est pourquoi, je saisis cette opportunité pour vous inviter à prendre part, les 2 et 3 décembre prochain, à la Conférence des Partenaires au Développement des Comores, qui vise entre autres, à trouver les investissements nécessaires à la réalisation de ses objectifs de Croissance Accélérée et de Développement Durable dans le pays, parmi lesquels la lutte contre les changements climatiques et leurs répercussions. »

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