Licenciement à Ma-mwe: Ibrahim Mzé fait son grand ménage de printemps

Dans un point de presse hier à Moroni, le directeur de la Ma-mwe, Ibrahim Mzé, a révélé avoir dissout l’ancien organigramme, comme demandé par la Banque Mondiale dans le cadre du plan de redressement du secteur de l’énergie (Prse). Il a révélé aussi que son équipe technique avait été suspendue, le temps qu’une enquête interne détermine le responsable de l’obscurité qui a régné à Beit-Salam, il y a quelques jours, pendant plusieurs heures.

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« La masse salariale n’est pas adaptée à la production de l’entreprise », a fait savoir le directeur général. Selon lui, le plan de redressement du secteur de l’énergie réclamait la dissolution de l’ancien organigramme. Un travail avec les chefs d’équipe est en cours pour connaître les besoins en ressources humaines de la société.
« Il n’y aura pas de licenciement économique, mais certains se feront mettre à la retraite anticipée ou seront mis en chômage technique », a déclaré M. Mzé, précisant que tout a été discuté par le g. Tout cela a débattu en conseil des ministres.
Récemment, le palais présidentiel a été plongé dans le noir de 13 heures à 8 heures du matin, le lendemain. Pour cette raison, l’équipe technique de la Ma-mwe a été suspendue, soupçonnée de boycott. « Il y a des mesures de sécurité autour du président auxquelles nous n’avons jamais dérogé, et nous nous devons de mener une enquête interne pour connaître le ou les responsables du problème, d’où la suspension de toute l’équipe technique ».

Il faut noter, par ailleurs, que Moroni, la capitale comorienne, manque d’eau depuis samedi dernier, pour les quartiers où la distribution du précieux liquide était plus ou moins assurée. Mais l’eau sera de nouveau dans les robinets. Prochainement, a assuré Ibrahim Mzé, sans préciser de date.
Quant aux deux groupes électrogènes attendus, ils arriveront « normalement cette semaine », a dit le directeur de Ma-mwe. Avec l’arrivée de ces groupes, la capacité actuelle de 9 Mw « sera revue à la hausse » et si la question du carburant se posera toujours, « elle est, néanmoins, en train d’être étudiée ».

Fsy/LGDC

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