Loi d’amnistie: le Président de l’Assemblée s’en occupe dès ce mercredi

Par Faïza Soulé Youssouf / LGDC

Il y a deux semaines, deux députés de l’opposition avaient convié la presse afin de lui annoncer qu’ils avaient saisi le président de l’Assemblée nationale dans le but de convoquer une session extraordinaire. Objectif affiché : l’adoption d’une loi d’amnistie des prisonniers politiques. Joint au téléphone, le président de l’Assemblée nationale a indiqué qu’il s’en occuperait à son retour sur la Grande-Comore.

Le 26 février dernier, deux députés avaient annoncé à la presse avoir saisi le président de l’Assemblée nationale afin qu’il convoque une session extraordinaire en vue du vote d’une loi d’amnistie. Mohamed Msaidie (député Juwa) et Mmadi Hassani Oumouri (député Rdc) avaient expliqué qu’ils avaient collecté 20 signatures parmi leurs collègues. Deux semaines après cette annonce, les choses semblent au point mort. Joint au téléphone, Mohamed Msaidie a affirmé « ne pas savoir où les choses en étaient ».

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale, Abdou Ousseni a indiqué se trouver sur l’île d’Anjouan. « J’arrive à Moroni mercredi et je ferai le nécessaire pour convoquer le bureau afin que nous nous penchions sur la question car il faut que ce soit celui-ci qui envoie le courrier au secrétariat général du gouvernement », a-t-il assuré au téléphone. Il a cependant précisé « que le président de la république devait publier un décret de convocation de la session extraordinaire pour que celle-ci puisse avoir lieu ».

Pour rappel, une loi d’amnistie est une loi ordinaire. Pour qu’elle soit adoptée, il faut une majorité simple, soit 17 députés. Cette proposition de loi intervient alors que plusieurs prisonniers qualifiés de politiques croupissent en prison, certains ayant écopé des peines à perpétuité et sont déchus de leurs droits civiques, à la suite de procès contestés en décembre dernier devant la Cour de sûreté de l’Etat, laquelle rend des décisions en dernier recours.

Au début de l’année, des rumeurs faisaient état d’une probable grâce présidentielle. Les détenus eux-mêmes avaient fait parvenir un courrier à Azali Assoumani afin de demander sa grâce. Celle-ci devait intervenir le 05 janvier dernier. Il faut croire que ce n’était qu’une rumeur.

Fsy/ LGDC

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