L’on sait où Salim Hafi, le désormais ancien ministre de l’éducation, posera ses bagages

Azali Assoumani a nommé son tout premier gouvernement à l’issu de sa réélection le 24 mars. Ministre de l’emploi puis de l’éducation, Mahamoud Salim Hafi n’est pas reconduit dans ses fonctions. S’il n’est pas le seul à être mis à la porte, son cas interroge. Salim Hafi, tout comme Kiki, a mouillé son maillot pour faire passer les projets d’Azali. Un combat qui ne demandait une intelligence aucune mais un arrivisme hors la loi.

Parmi ses faits d’arme, ses violents réquisitoires contre le parti Juwa et les Anjouanais affiliés au parti de Sambi. Il passera des discours aux actes car il est lié à plusieurs arrestations au faciès à Anjouan. Il fallait nettoyer le terrain pour le compte du boss Azali. Pendant l’insurrection de la médina de Mutsamudu, il a également joué un rôle de premier plan sur ce qui n’est que du pure scénario notamment les armes supposées être fournis aux « rebelles » par le gouverneur Salami.

Il est de ceux qui savent pertinemment que les kalachnikov présentés comme butin de guerre appartiennent bel et bien à l’AND. Pour noyer sa bête noire Salami et lui jeter l’opprobre, Salim Hafi osera l’accuser publiquement d’avoir armé les « rebelles » et qu’il avait en sa possession une vidéo prouvant ses dires. Une vidéo qui ne sortira jamais car elle n’existe pas, tout simplement.

Les allégations de Hafi seront sans surprise retenues par la juge d’instruction près de la Cour de sûreté de l’Etat pour coffrer le gouverneur d’Ajouan. Le directeur de cabinet d’Azali le reconnaîtra plus tard que le ministre de l’éducation avait menti mais « pour une bonne cause ». Un soldat comme Hafi ne peut pas être éjecté d’un gouvernement pour se retrouver dans les lycées de Mutsamudu ou, au mieux, à l’université pour tenir la craie. Il sera sans doute ménagé. En effet Salim Hafi succédera à Ahmed Ben Saïd Jaffar à l’Ortc. Ce dernier qui fait son entrée au gouvernement en tant que ministre des télécommunications. Juste un réajustement des deux fils de Mutsa. Tant pis pour Msa Ali Djamal, le monsieur Taïwan

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