L’Onicor n’est plus sous perfusion et retrouve son souffle

Daroumi Aladine au milieu de la photo
Daroumi Aladine au milieu de la photo

La viabilité des sociétés publiques, à nos jours, est un fait rarissime sous nos cieux. Le diagnostic des sociétés d’Etat révèle un mal profond de gestion chaotique, dans la plupart des cas. Mais dans le lot surgit une société qui se bat à sortir la tête de l’eau ces cinq dernières années. On n’aurait pas fait une attention particulière si ce n’est que celle-ci, qui n’est pas la seule d’ailleurs, joue un rôle stratégique dans le quotidien du comorien.

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L’Office national d’importation et de commercialisation du riz (Onicor) dont les performances ont été tant décriées dans un passé tout récent, fait bonne impression au sein de la population. Aujourd’hui des structures comme la Fédération comorienne des consommateurs saluent la prouesse des responsables de la société. Cette dernière exerce désormais ses prérogatives du monopole d’importation et de commercialisation du riz populaire, rompant ainsi avec les cycles de pénuries d’une des denrées de première nécessité dans le pays.

Derrière la chaine des mesures de redressement de la société publique se trouve un homme, Daroumi Aladine, qui en toute modestie, a imposé un modèle de gestion et la manière normale de s’occuper de la chose publique, celle de servir au lieu de se servir.

En prenant les rênes de l’Onicor, il a posé ses propres empreintes de la gestion de la société. Il a mis fin à la vente à crédit des cargaisons de riz, un système qui lésait la société dont ses clients trainaient avec de lourdes ardoises d’impayés. Mais aussi, il a limité les pertes et la détérioration des produits à chaque commande en sécurisant le riz dans des conteneurs. Et depuis un temps, la société a renoué avec la culture d’approvisionnement régulier du pays en riz populaire de qualité au taux de brisure de 15%, apprécié par les consommateurs et les services de contrôles sanitaires.

Aujourd’hui, Daroumi Aladine et son équipe pourront se frotter les mains pour avoir réussi à stabiliser le prix de cette denrée de première nécessité et parvenu à créer des emplois par l’ouverture de véritables succursales de l’Onicor à Ndzuani et Mwali. Quand les autorités insulaires de Ndzuani ont voulu perpétuer une pratique de faire bande à part pour la commande du riz, Daroumi a opposé son refus catégorique.

L’Onicor n’est plus sous perfusion car il a retrouvé, aujourd’hui, une certaine santé financière de sorte qu’il est capable de s’acquitter de ses impôts, notamment la taxe unique. La direction générale s’apprête, à cet effet, à financier la construction de ses propres bâtiments pour les directions régionales à Ndzuani et Mwali où ces services sont actuellement logés dans des maisons en location.

Pour bénéficier d’un soutien accru dans sa politique de redressement de la société, Daroumi a mis en place le conseil d’administration de l’établissement, ouvert les directions régionales et complété le dispositif des services administratifs et financiers en se dotant d’un contrôleur financier et d’un Daf. Il a fait, de surcroît, adopter les textes réglementaires, à savoir le règlement intérieur et le statut du personnel de la société.

En dernier ressort, un acte que l’on peut qualifier d’héroïque pour le directeur général de l’Onicor, celui de n’avoir hésité, en aucun moment, de poursuivre en justice son ancien directeur technique et des agents de la boite pour malversation, se démarquant ainsi des dirigeants de certaines sociétés qui couvrent les détournements internes, ce qui porte de lourds préjudices à l’Etat.

1 commentaire sur L’Onicor n’est plus sous perfusion et retrouve son souffle

  1. Je vois que cet article ne fait que vanter les mérites d’un seul homme qui est Daroumi.Et pourtant c’est un travail d’équipe jeune et dynamique qui mérite d’être citée comme modèle. Ces jeunes se battent tous les jours pour le meilleur de la population. Si l’Onicor retrouve une santé financière c’est grâce aux efforts de tout le monde et non à une seule personne.

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