L’opposition accuse le gouvernement de semer la panique

Au cours d’une conférence de presse tenue hier jeudi, l’opposition a dit condamner avec fermeté la récurrence des arrestations à Mohéli
suite au déversement, lundi dernier,
de clous à l’aéroport. Il s’agit pour
elle, d’un acte injustifiable et intolé-
rable de violence dirigé contre les
civils et les politiques.

L’union de l’opposition, hier
devant la presse, a affirmé
que le gouvernement semait
un climat de panique au sein du peuple comorien. Des propos qui font suite aux nombreuses arrestations à Mohéli après l’affaire des clous déversés sur la piste d’atterrissage de l’aéroport de l’île, ceci alors que le président devait prendre l’avion pour Moroni.

« Il est urgent que le gouvernement réponde aux interrogations de la population comorienne en matière de sécurité aéroportuaire », peut-on lire dans un communiqué sorti après la rencontre de l’opposition avec les journalistes.

Pour l’opposition, le gouverne-
ment est apte à apporter une réponse
appropriée à cette question. Ainsi, les
partis présents ont annoncé qu’ils at-
tendaient avec le plus grand intérêt, les premières clarifications pour ce qui est de la sécurité de la personnalité physique du chef de l’Etat auprès des autorités titulaires.

« Nous lançons un vibrant appel
afin qu’ils fassent preuve de transpa-
rence et de sécurité », peut on lite dans le communiqué qui finit en rappelant que la paix est porteuse d’espoir dans l’intérêt supérieure de la nation comorienne.

Selon un des orateurs, Mahamoud
Wadaane, « il n’est pas concevable,
qu’un déplacement du chef de l’Etat
se fasse, à l’intérieur de son pays, sans
que tous les services concernés ne
prennent toutes les dispositions sécu-
ritaires d’usage, pour assurer sa pro-
tection ». Et lui de citer notamment les renseignements généraux, la garde
rapprochée, la sécurité aéroportuaire,
pour un déplacement prévu dans la
journée, et dans un périmètre aussi limité que l’aérogare de Mohéli. L’opposition dit attendre avec sérénité les conclusions de l’enquête ouverte sur cette affaire.

Ibnou M. Abdou / LGDC

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