L’Opposition appelle à des discussions inclusives et dépassionnées

À quelques heures du démarrage du dialogue entre les acteurs politiques comoriens sous l’égide de l’Union africaine, l’Union de l’Opposition a dévoilé sa position, par la voix de l’ancien gouverneur Mouigni Baraka Said Soilihi. Le chef du Rassemblement démocratique des Comores (Rdc) a profité pour faire connaitre les préoccupations et les souhaits de l’Union de l’opposition en appelant l’Ua et l’ensemble de la communauté internationale à «aider les Comoriens à préserver les acquis de la réconciliation nationale» au premier plan desquels figurent «l’unité nationale, la paix et la stabilité des Comores».

L’Union de l’Opposition veut un dialogue inclusif et dépassionné de nature à aboutir à des conclusions qui mettront un terme à la situation politique que connait le pays depuis le 30 juillet. C’est la position affirmée lundi par l’ancien gouverneur Mouigni Baraka Said Soilihi et par ailleurs vice-président de l’Opposition à Ngazidja.
Une mission de médiation, conduite par le Haut Représentant de l’Union africaine (Ua), Ramtane Lamamra, est arrivée à Moroni ce mardi 11 septembre pour des discussions avec les acteurs politiques comoriens dans le but d’arracher des compromis sur l’avenir politico-institutionnel du pays. «L’Union de l’opposition accepte la médiation de l’Union africaine pour un dialogue inclusif afin d’aboutir au plus large consensus possible sur l’avenir constitutionnel des Comores dans le respect des acquis de la réconciliation nationale, notamment l’unité nationale, l’autonomie des Îles et le principe de la présidence tournante entre les Îles», a souligné Mouigni Baraka dans sa déclaration.

L’ancien locataire de Mdrodju a, de prime à bord, remercié largement la communauté internationale au premier plan l’Ua pour sa «constance» «en tant que signataire et garant des accords de Fomboni», de n’avoir «jamais cessé de faire appel au consensus le plus large pour toute réforme constitutionnelle et au dialogue inclusif entre toutes les parties comoriennes», et surtout d’avoir «toujours accompagné notre pays depuis le déclanchement de la crise séparatiste de 1997». Cette mission de l’Ua fait suite à la rencontre entre le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat et le président Azali Assoumani en marge du sommet du forum sur la coopération sino-africaine le 2 septembre dernier à Beijing. Cette rencontre avait permis de faire une évaluation de la situation politique aux Comores après le référendum. Lors de cette rencontre et d’après le communiqué de l’Ua, le président Azali Assoumani «a exprimé sa volonté de dialogues pour promouvoir le consensus politique et la stabilité nécessaire pour le développement des Comores».

Une démarche saluée par l’ancien gouverneur de Ngazidja. «Le chef de l’Etat a exprimé sa volonté d’un dialogue inclusif sous les auspices de la communauté internationale. C’est un grand pas emballé de courage et dirigé par le souci de sortir les Comores du trou dans lequel ils s’y trouvent», a-t-il indiqué. L’ancien gouverneur appelle le chef de l’Etat à faire usage de ses « prérogatives de chef d’Etat» pour créer les conditions d’un climat politique apaisé dans le pays. L’Union de l’opposition, par la voix de Mouigni Baraka Said Soilihi, espère que «le chef de l’Etat accompagnera le processus de dialogue « dans l’intérêt d’un pays démocratiquement stable, apaisé socialement, politiquement et juridiquement, conditions préalables à une bonne gouvernance et à un développement durable».

Oussoufa Abdou El Madjid / Alwatwan

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