L’opposition en colère

Apres la dispersion de l’opposition a coup de lacrymogène devant la cours suprême, la guerre de communication fait rage. Que s’est-il passé réellement ? Qu’est ce qu’on peut reprocher aux deux protagonistes. Force de l’ordre / opposition ?
J’essaie juste d’analyser car je ne suis pas journaliste sur le terrain donc je me base sur des suppositions et des récits rapportées sur la toile. Parmi les publications que j’ai fouetté, celle rapportée par Toufeyli Maecha, notre journaliste en vogue, a retenu mon attention. « Nous payerons la monnaie de sa pièce(les policiers et leurs familles)…nous garderons leurs photos pour régler leurs comptes une fois que l’opposition va prendre le pouvoir », .A premier vu on peut facilement affirmer que c’est Azali qui utilise des méthodes machiavéliques pour écraser ses adversaires. Mais a bien comprendre le message, l’opposition ne lui diffère pas. Pire, les opposants sont des barbares qui vont torturer des familles de policiers : une fois au pouvoir il faut s’attendre aux pires atrocités car la vengeance fera force de loi. Cela renforce l’inquiétude de la majorité silencieuse : qu’est-ce que la population a à gagner de battre une pouvoir dictatoriale pour y ériger une opposition tyrannique ?par cette campagne haineux, est ce que l’opposition va respecter la loi qu’elle prétend défendre aujourd’hui ?

La logique de cette démarche trompeuse est incontestablement celle de tous les membres de l’opposition. Ils se battent pour le pouvoir tandis qu’Azali aussi se bat pour le conserver. Les opposants du président utilisent des artifices mensongères pour appâter les comoriens et pour arriver à leurs fins ils nous miroitent un avenir meilleur. Pour Azali, il fait appel à la démagogie, à la ruse et aux discours fallacieuses pour isoler l’opposition et conserver le pouvoir. A qui donc donner raison ou tort ?
Les policiers ont pour mission de défendre les institution de la république en même temps veiller à la circulation des biens et des personnes. Ce qui est le cas d’ hier si je suppose que l’opposition s’est donné rendez-vous devant le conseil de l’ile comme c’était le cas d’avant-hier. C’est dire que l’opposition a circulé librement dans les rues de Moroni avant de rejoindre la cours suprême. Ce qui s’est réellement passé c’est que chacun veut être celui qui a entré à la cours suprême pour y déposer une seul lettre.de meme que les policiers ne sont pas preparé a gérer une situation pareille car il etait facile de faire comprendre que un seul député est autorisé a y entrer. A vous d’en juger ???

On peut conclure facilement que contrairement à ce qui se passe actuellement à Madagascar , nos députés de l’opposition se sont beaucoup précipité à affronter le pouvoir alors que, à voir les images, leur appel n’a pas eu l’écho escompté . Un soulèvement populaire ou la désobéissance civil, il faut bien en être préparé .On ne descend pas dans les rues pour le simple plaisir qu’on veut que sa grande gueule atterrisse à la télévision afin d’attirer l’attention de ceux qui sont au pouvoir. J’ose dire que c’est l’objectif des opposants comoriens. Ils ont la nostalgie du pouvoir et ne sont nullement animés d’aucun volonté de changer radicalement leurs pratiques malsaines qui sont à l’origine de l’effondrement de valeurs républicaines.

Pour cette énième occasion, je lance un appel à l’opposition comorienne de changer de mentalités. Etre une opposition constructive et non destructive.je réitère ce même cri d’alarme au pouvoir d’Azali. Arrêtez votre égoïsme politique et changez de cap car le pays tangue à force de naviguer à perte de vue. Il est tant qu’on se bat pour le futur des Comores sans calculs politique. Et tout cela n’est pas possible si on ne veut pas changer de classe politique et de système politique.

Par Cap Patrie

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