L’opposition ne tire jamais les leçons de l’histoire

Il y a 9 ans, lors du débat sur le prolongement du mandat de l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, l’opposition s’était liguée contre cette prolongation du mandat au-delà du 26 mai 2010. Et pourtant l’ancien président Sambi est demeuré au pouvoir jusqu’au 26 mai 2011. L’année dernière, l’opposition a refusé la tenue du referendum constitutionnel du 30 juillet 2018. Le referendum a bien lieu et la nouvelle constitution est mise en œuvre avec la tenue des élections anticipées du Président de l’Union et des gouverneurs des iles. L’opposion de ce pays, ne tire jamais les leçons de l’histoire.

Les principaux partis de l’opposition, rassemblés autour du « mouvement de la convergence nationale pour mai 2010 » ont animé une conférence de presse ce jeudi 7 janvier 2010 á l’Hôtel le Moroni. Les principaux animateurs de cette conférence de presse étaient Mohamed Issimael du Front Démocratique, Me Said Larifou de Parti RIDJA, Said Ali Kemal du Parti SHUMA, Mahamoudou Ali, de l’ANC, Omar Tamou de l’Oudzima. D’autres représentants des partis politiques, notamment le Mouroua, Dudja, un représentant de l’exécutif de Ngazidja ont aussi participé á cette conférence de presse. Le principal message á retenir de cette conférence de presse, c’est le rappel de la fin du mandant du président le 26 mai 2010 et la nécessité du départ de ce dernier. « Le Président Sambi ne dispose d’aucun moyen légal pour prolonger son mandat » a déclaré Moahmed Issimaila. Tous ceux qui contribueront au prolongement du mandat de Sambi, notamment les représentants de l’Union Africaine á Moroni seront poursuivis pour « crime contre la paix » dixit Me Larifou. Ce dernier qui s’en est pris violement aux observateurs internationaux qui ont supervisé les derniers scrutins du 6 et 20 décembre 2009, a annoncé la naissance d’un « Front Africain contre la dictature » qui regroupera tous les partis politiques de l’opposition du continent Africain qui luttent contre toutes les formes de dictature.

Ainsi les partis politiques de l’opposition de notre pays restent fidèles á leur principe du « tout ou rien ». Aucun intervenant de la conférence de presse n’a évoqué l’hypothèse très probable de la fixation par le congrès de la date de l’harmonisation des élections du Président de l’Union et des Gouverneurs des îles au-delà de la fin du mandat du Président SAMBI. Nos partis politiques de l’opposition risquent encore une fois d’être pris au dépourvu. Au lieu de se pencher sur cette hypothèse probable d’une élection présidentielle au-delà du 26 mai 2010, pour formuler des propositions concrètes pour cadrer et limiter autant que possible la durée de la période allant de la fin du mandat de l’actuel chef de l’État jusqu’à l’élection du nouveau Président de l’Union et des Gouverneurs, ils laissent le champ libre á la mouvance présidentielle qui élaborera seule le projet de texte qui sera soumis au congrès, majoritairement favorable au Président SAMBI, un texte qui renverra sans nul doute les élections du Président de l’Union et des Gouverneurs des îles, au mieux, en 2013.

Comores droit

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