L’opposition s’oppose au retour de Mohamed Bacar

Le rassemblement des patriotes (RP) prédit le chaos si le gouvernement légitime le retour sans condition de Mohamed Bacar. Les cinq partis qui constituent le RP brandissent la menace d’une marche pacifique et exigent entre autres choses, la dissolution de la cour constitutionnelle, jugée complaisante avec le gouvernement.

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Mohamed-bacar

L’opposition regroupée au sein du rassemblement des patriotes (RP) ne compte pas baisser aussi vite la pression médiatique autour du gouvernement et s’est exprimée dans une conférence de presse, hier lundi.

Le RP craint que le retour annoncé de Mohamed Bacar, ce « symbole du séparatisme » selon Ibrahim Mhoumad Sidi, ne « plonge le pays dans une situation de chaos ».

Me Said Elarif, le leader du parti politique Ridja, s’interroge quant à lui sur l’opportunité d’une telle décision du chef de l’Etat, à quelques mois de la fin de son mandat. « Il serait opportun que le chef de l’Etat remette ce dossier aux futurs responsables du pays qui pourraient le traiter avec la prudence requise », a-t-il fait savoir.

Il ajoute : « ceux qui conseillent aujourd’hui le chef de l’Etat sont les mêmes qui ont, hier, ourdi le plan de la chasse aux Anjouanais et qui en ont profité pour légitimer le coup d’état militaire. Cette fois-ci, ils ne passeront pas ».

L’opposition ne compte pas baisser les bras et brandit la menace d’une « marche pacifique contre le séparatisme et contre le retour immédiat et sans conditions de Mohamed Bacar », peut-on lire dans un communiqué de presse distribué à l’issue de cette conférence de presse.

Elle exige également la « dissolution de la cour constitutionnelle qui, par sa complaisance et sa collusion avec le gouvernement, met en péril l’autonomie et l’indépendance de cette institution » et demande la sécurisation des élections par la présence d’une force extérieure.

La coalition des partis formant le RP condamne le gouvernement pour son incapacité à « gérer les affaires de l’Etat et de répondre aux préoccupations premières de la population ».

L’affaire Handouli a également été traitée par Me Fahmi Said Ibrahim. Un point sur lequel nous reviendrons dans notre prochaine publication.

Maoulida Mbaé / LGDC

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