L’opposition va déposer un recours à la cour constitutionnelle

 

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Des députés de partis d’opposition (Juwa, Rdc, Pec, Cadim et Dudja) se sont réunis hier mardi à Moroni pour dénoncer ce qu’ils ont appelé un « coup d’Etat institutionnel » après l’élection du président de l’assemblée nationale, samedi dernier. D’après eux, le principe de la séparation des pouvoirs doit être respecté, fustigeant le ministre de l’intérieur accusé de s’être ingéré dans les affaires de l’assemblée.

e député Fahmi Said Ibrahim (Pec) a déclaré, ouvrant la réunion : « Nous sommes là en tant qu’élus mais pas en tant que partis » avant de préciser qu’on ne saurait « être putschiste et républicain à la fois », soulignant que lui et ses camarades sont des « républicains qui se battent pour la défense des institutions ».

« Je rappelle que selon l’article 20 de la constitution, l’assemblée est composée de 24 représentants de la nation et de 9 représentants des îles autonomes et que sans la présence des 3 députés cooptés par le conseil de l’ile d’Anjouan, l’assemblée n’était pas légalement constituée », a expliqué le député Fahmi Said Ibrahim.

D’après lui, un recours sera introduit auprès de la cour constitutionnelle alors que Mohamed Bacar Dossar (Juwa), versé dans l’ironie, a dit : « il paraît qu’il y a un président de l’assemblée nationale ».

« Nous ne reconnaitrons jamais ce président car avec 17 députés, nous constituons la majorité » a averti l’ancien ministre des finances et ancien directeur de cabinet de l’ex-président Sambi qui s’est, ensuite, violemment pris au ministre de l’intérieur.

Expliquant le spectacle de samedi dernier, M. Dossar a souligné : « Secrétaire général de l’assemblée durant un an et demi, je n’ai jamais vu des gendarmes dans l’hémicycle ».

La députée Hadjira Oumouri (Rdc) a fait rire l’assistance en excusant, ironiquement le doyen de l’assemblée qui présidait la séance. « Le doyen Ali Hadji avait en face de lui Mamadou et Bineta ; même s’il avait voulu appliquer la loi, il n’aurait osé avec les deux vice-présidents qui le fixaient », a-t-elle dit.

Brandissant la constitution, le député Mohamed Msaidie (Juwa) a averti que lui et ses amis signeront « une pétition comme l’autorise l’article 33 de la constitution afin de faire démettre le ministre de l’intérieur de ses fonctions ».

Le mot de la fin fut revenu à Ibrahim Mohamed Soulé (Juwa) : « Rien ne se fera sans la présence des 3 députés issus du conseil de l’île d’Anjouan », affirmant ne pas reconnaitre le président de l’assemblée, élu samedi dernier, et faisant savoir qu’ils useront des « moyens légaux afin de faire valoir le droit ».

 

Faïza Soulé Youssouf

LGDC

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