L’Union africaine aux Comores : Le chef du Bureau de liaison dresse un bilan ‘‘positif’’

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MISE EN GARDE. Au sujet du communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine contre la candidature de l’ancien président Sambi à la présidentielle de 2016, le diplomate d’origine soudanaise a déclaré que cela relevait de la responsabilité d’Addis-Abeba de mettre en garde les uns et les autres contre un retour en arrière.

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Les élections présidentielles de 2016 vont coïncider avec la fermeture du Bureau de liaison de l’Union africaine à Moroni. Le relais sera assuré par la représentation de l’Ua à Madagascar. Cette fermeture est-elle dictée par des raisons financières? Probablement. A en croire, le chef (encore en exercice) du bureau, “cette mesure vise aussi d’autres représentations de l’Union africaine dans certains pays, notamment en Afrique de l’Ouest.”

Mohamed Yousif Hassan se félicite du bilan de cette présence physique de l’Ua à Moroni, après la signature des accords de Fomboni en février 2001. ‘‘Non seulement ces accords ont réussi à ramener la stabilité politique, mais ils ont aussi répondu à une des revendications des séparatistes qui estimaient que certaines îles étaient marginalisées. D’où l’idée de mettre en place la présidence tournante afin de permettre à chaque île de présider l’Union des Comores”, dit-il.

“Seuls les Comoriens”

Pour le représentant de l’organisation panafricaine aux Comores, l’heure est venue de dresser le bilan du processus ‘‘comme le prévoit la Constitution’’, et de ‘‘s’interroger s’il faut continuer la tournante ou pas”. Relayant le point de vue de l’Ua, il estime que la situation politique nationale s’est apaisée et que ‘‘les tendances séparatistes ont disparu”. ‘‘Nous considérons cela comme un résultat positif’’, ajouta-t-il.

A ceux qui en appellent à la fin de la tournante, Mohamed Yousif Hassan répond qu’il appartient aux Comoriens de ‘‘choisir ce qu’ils veulent. Nous sommes là pour les soutenir, mais pas leur dicter quoi que ce soit’’.              

Au sujet des critiques formulées par l’opposition après le communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (un positionnement clair contre la candidature de l’ancien président Sambi à la présidentielle de 2016), le diplomate d’origine soudanaise a déclaré que cela relevait de la responsabilité d’Addis-Abeba de mettre en garde les uns et les autres contre un retour en arrière.

‘‘Les Comores font partie de l’Union africaine. Donc, il y a des règles et des accords entre les pays membres qu’il faut respecter. Ce communiqué avait pour objectif de s’assurer du respect des Accords de Fomboni, à savoir le respect de l’esprit de la présidence tournante. Les Comoriens peuvent bien tenir des assises nationales et réfléchir sur ce qu’il faut mettre en place après la tournante. Mais, cela doit être fait après les élections. Le faire maintenant serait compliqué, car on s’approche des élections.” 

Mariata Moussa / Alwatwan

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