« L’union des Chambres, une épreuve de vérité »

Il faut faire preuve de discernement. Vous le savez aucun sacrifice n’a paru aussi grand à votre président pour y parvenir à la mise en place de la nouvelle institution . Mais là encore, j’ai la ferme conviction que la volonté politique peut s’avérer déterminante. Parce qu’ il s’agit d’engager une mobilisation sans précédent de tous les acteurs pour défendre cette nouvelle institution qui est tout dépourvu autour des propositions fortes telles :

l’éradication des souffrances humaines, la protection de la valeur et de la dignité des comoriens. Bien tout cela derrière la sécurité alimentaire. Ces trois grands chantiers annoncés seront pilotés par les acteurs-cles, le monde du secteur primaire et la jeunesse notre jeunesse en quête de dignité par le travail. Tout notre énergie doit se mobiliser vers cet objectif qui fait l’unanimité.

J’ai toujours eu besoin de sentir s’exprimer librement autour de moi, cette intelligence collective qui constitue le meilleur garde -fou

à l’exercice solitaire de ma mission de Président. Il serait même au demeurant inconcevable, dans nos démocraties participatives modernes, que la prise de décision, responsabilité exclusive du président ne s’appuie pas au préalable sur une consultation quasi permanente de tous ceux

qui ont précisément pour mission de la préparer. La confrontation des idées, des points de vue, des analyses est devenue plus que jamais nécessaire aux élus face à la complexité croissante des problèmes qu’ils ont à affronter pour relancer le secteur

primaire. Les comoriens sont très impatients de voir se réaliser les grandes réformes pour le changement. Il est temps de regarder la vérité en face au lieu de vous gargariser sur des contre-vérités , des mesquineries et des pacotilles. Le président ne fait rien c’est la chanson , mais avec quel moyen ! Soyez digne de la confiance que vous ont fait ses paysans ses pécheurs et ses éleveurs qui travaillent très dur pour nous trouver à manger . Il nous faut des fortes convictions , des objectifs clairs, de l’imagination , de la ténacité aussi pour mener à bien une telle entreprise. Depuis plus de quatre décennies d’indépendance nous héritons, il faut bien le dire, d’une situation calamiteuse que les gouvernements précédents ont soigneusement cachée au pays. Nous sommes à la croisée des chemins, si bien que nous nous voyons confrontés aujourd’hui à deux options possibles. Soit la poursuite d’un laisser-aller qui risque d’avoir des conséquences désastreuses pour le pays. Soit la résolution immédiate de corriger le tir dont l’effet ne peut qu’être bénéfique pour l’avenir de la nation. C’est naturellement la

seconde option , la plus raisonnable mais non la plus commode que je souhaite sous mettre au gouvernement . Notre préoccupation doit répondre à une double aspiration chez nos concitoyens. D’une part, celle de voir l’état remplir ses missions fondamentales d’accompagner la nouvelle institution en terme de son installation et son fonctionnement. D’autre part, celle de se trouver d’avantage associé , par le dialogue social et la concertation, aux décisions qui nous concernent le plus directement et ainsi de pouvoir mieux exprimer notre besoin d’initiative et de responsabilité. Quand le temps sera apaisé, nous allons constater la contribution des uns et des autres sur le développement harmonieux de notre pays.

Soilih Mohamed alias Momo, président de la Chambre d’agriculture

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