Lutte anti-corruption aux Comores : un rêve brisé par le duo Charikane-Abiamri !

Plus que jamais, les destructeurs de notre destin commun ont parié de faire disparaître notre pays, par tous les moyens, et dans un premier temps, le mensonge. Sentis menacés par ce chantier lancé par le président Ikililou, dés son installation à Beit-Salam, et la rapidité avec laquelle s’est arrogée pour promulguer la loi anti-corruption, longtemps dormie dans les tiroirs de son prédécesseur, A.A.M.Sambi, les coupables des maux qui rongent notre pays et qui se trouvent aux côtés d’Ikililou, se battent vaille que vaille, pour que le premier rêve de l’enfant de Djoiezi de lutter contre la corruption devienne une leurre. Néanmoins, il faut noter que malgré la volonté qu’on lui prêt dans ce combat, mais a lui aussi une part de responsabilité car il est le seul à punir les fauteurs au lieu de les laisser l’envahir et devenir les seuls visiteurs du soir du palais.

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Plus d’un milliard 500 millions de franc comorien, est la somme détournée par l’ancien directeur général de Comores Telecom, sous Sambi, Charikane et l’actuel, Abiamri Mahamoud, de la même localité que Madame la ministre de l’emploi, et membre du cercle premier du chef de l’Etat, Sity Kassim. La surfacturation orchestrée par les deux directeurs et qui a atteint ce montant faramineux, a fait l’objet d’un interrogatoire musclé à la brigade de recherche de Moroni, et les faits sont bel bien établis qu’ils ont volé à l’Etat. Un témoignage fort du premier acteur de ces magouilles en bande organisée, en la personne de Mr Parfait, a également accablé les deux hommes qui, aujourd’hui, sont laissés libres et jouissent sans état d’âme de cette prestigieuse fortune mal acquise.

Face à un tel spectacle, on a droit de s’interroger sur les réelles motivations du chef de l’Etat en matière de corruption. Au palais de justice de Moroni, ordre est donnée pour classer le dossier sans suite ah pardon sans poursuite : il ya anguille sous roche. Chez les membres de la Commission de lutte anti-corruption, on a d’autres chats à fouetter que de se pencher sur ce dossier délicat, qui discrédite le pouvoir en place et qui affaiblit le président de la république. Certaines langues disent que c’est fait exprès pour réduire l’élan du président Ikililou, et toujours dans l’idée médiocre et malhonnête d’effrayer un chemin à l’ancien président Sambi, qui, jusqu’aujourd’hui, refuse son statut de citoyen lambda, mais se comporte comme le  » vrai » chef d’Etat.

A l’approche du premier anniversaire de la tournante mohélienne, une série d’interrogations se pose d’abord par les mohéliens, titulaires de la tournante, qui constatent que ceux qui entourent leur heureux gagnant, sont déterminés à le déstabiliser, et leurs empêchent de lui approcher afin de pouvoir lui enfoncer davantage. A Beit Salam, les visiteurs du soir, ont réussi à bander les yeux du président par un morceau de tissu noir, lui boucher les oreilles par de centaines de tonnes de coton, et enfin, lui mettre la main sur la bouche pour l’empêcher de parler. Un exercice difficile mais réussi car ces visiteurs du soir, ne sont autres que ceux qui prétendent avoir l’aider à  » arracher » la tournante mohélienne. Or, s’il y a des personnes qui l’ont facilité le chemin d’assumer ses hautes fonctions, au-delà de sa bonne étoile, ce sont ces comoriens républicains qui ont pris le risque de se faire tuer par les mercenaires tchéchènes et libyens, que Sambi a mis en place pour barrer la route aux mohéliens, défier l’alternance et la démocratie, et faire couler un bain de sang, pourvu qu’il reste éternellement au pouvoir. Ces républicains, sont là, et souhaiteraient que la tournante mohélienne réussisse pour le bien du peuple. Mais comment y arriver, si l’on sait que celles et ceux qui conseillent le président de la république, sont les mêmes que celles et ceux qui ont sacrifié la république pour leurs intérêts personnels ? Jamais, il ne faut pas défier l’histoire car celle-ci n’a jamais triché devant dieu et les hommes, et le moment venu, elle frappe sans pitié.

Qui aurait imaginé qu’à l’heure actuelle, Charikane se trouverait à Paris, avec des mallettes pleines d’argent frais, entrain de défier tout un peuple, sans que le moindre doigt se lève au tribunal de Moroni ou au sein même de la Commission de lutte anti-corruption ? Qui aurait cru qu’avec tous ces détournements, Abiamri Mahamoud, serait encore maintenu à la tête de Comores Telecom, avec son coffre fort qui se trouve à l’intérieur de sa 4X4, distribuant de billets frais à ses supporteurs et à ses protectrices et protecteurs ? yemtroumé.

Notre devoir ici est de laver nos consciences, leur permettre d’être en harmonie avec la réalité, en disant la vérité car à force de cautionner des actes ce genre, on aura nous aussi notre part de responsabilité. Il est vrai qu’au sommet de l’Etat, ces faits sont à leurs yeux  » faisables » puisque leur sport favori est de piller les caisses de l’Etat et de soutenir les coupables, mais encore une fois, ce qui se passe chez les autres après une prise de conscience du peuple, pourrait passer chez nous, car on en a marre de ces soutiens à ces voleurs qui nous volent chaque jour l’envie de vivre en harmonie dans notre pays. On se focalise ici sur ce qu’on appelle  » la moralisation de la République ».

GPSMR

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