Lutte contre le VIH/SIDA : Le 11e colloque du VIH/SIDA s’est ouvert à Moroni

Moroni,  Le 11e colloque du VIH/SIDA s’est ouvert ce mardi à Moroni. Ce grand évènement va rassembler les pays de la région de l’Océan Indien. Cet évènement a pour objectif de sensibiliser le peuple de la région sur le VIH/SIDA.

La salle de spectacle du Palais du peuple était petite pour recevoir les quelques 350 membres des différentes délégations. Ceci est dû à la forte participation des pays de la région de l’Océan Indien à l’occasion du 11e colloque du VIH/SIDA. « Une prise en charge globale du sida au niveau de la région de l’Océan Indien », tel est le thème choisi pour célébrer ce colloque. « Ce colloque est quelque chose d’important pour nous. Nous luttons chaque jour pour tenter d’améliorer la situation des personnes infectées par le VIH/SIDA, leur prise en charge et d’essayer de prévenir les nouvelles contaminations », lance Catherine Go, la président du RIF, avant de dire que « nous devons absolument prendre en compte la situation sociale, psychologique et de les considérer comme des personnes avec leur histoire ».

Cette journée est marquée la forte participation des délégations de différents pays et surtout parmi eux des personnes vivants avec le VIH/SIDA. « D’habitude, une personne vivant avec le VIH/SIDA du pays hôte devrait vous accueillir et vous souhaiter la bienvenue. La stigmatisation aux Comores est telle qu’il n’y a aucun comorien ou comorienne qui parle ouvertement de son statut sérologique. C’est triste », souligne Nicolas Ritter, représentant des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans l’Océan Indien.

Lors de son intervention, ce sidéen appelle les comoriens et comoriennes comme lui à se manifester. « L’infection du VIH reste encore une pathologie qui fait peur dont on n’ose pas communiquer. Ça ne va pas se faire seul mais c’est avec la prise en charge globale qui va nous permettre d’évoluer », poursuit-il.

Le comité d’organisation de ce colloque dans les pays de la région veut faire de cette rencontre régionale une nouvelle opportunité pour renforcer le combat contre le fléau du Sida. « Aujourd’hui le risque de transmettre le virus à une autre personne est très faible grâce au grandes avancées réalisées. Ils nous permettent de nous mobiliser encore plus et de demander encore plus à nos politiques, à nos médecins et à toutes les personnes engagées dans ce combat de tenir leur promesse et de mettre tout en œuvre cette prise en charge globale pour qu’elle soit effective, pas simplement dans un souci d’humanité, mais aussi de santé et d’économie », avance Nicolas Ritter.

Abondant dans le même sens, le secrétariat de la Commission de l’Océan Indien a mis en œuvre un projet régional de lutte contre le VIH/SIDA. « Nous allons poursuivre notre action de plaidoyer auprès de nos partenaires, de la Banque Africaine de Développement et d’autres institutions pour chercher les moyens de poursuivre notre action », annonce Fatoumia Bazi qui représentait le secrétariat de la COI.

Ce 11e colloque va nous éclairer sur la situation épidémiologique dans la région de l’Océan Indien, des bases de prévention par une meilleure formation, poser la problématique de prise en charge globale de la maladie. « L’implication de tous est un facteur essentiel et déterminant. Le thème choisi cette année est une opportunité pour évaluer, réfléchir et échanger les expériences pour une meilleure prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans nos pays. Il doit permettre également d’identifier les nouvelles stratégies », montre Ikililou Dhoinine, le président de l’Union des Comores.

Ce grand évènement va permettre aussi de créer un environnement favorable aux personnes vivantes avec le virus, lutter contre la discrimination et la stigmatisation et encourager le dépistage volontaire. Le défi pour les Comores est donc de maintenir la prévalence au plus bas possible. Pour l’année 2012, 19 cas sont notifiés. Depuis l’apparition du VIH/SIDA dans notre pays, 170 cas étaient enregistrés dont 56 décès.

Mohamed Youssouf (HZK-Presse)

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*