MADAGASCAR : La disparition d’un étudiant comorien

Amir
Amir

La communauté musulmane d’Antananarivo et les étudiants comoriens de Madagascar ont appris, ce lundi 01 septembre 2014, en début de soirée, le décès de leur « grand » frère et ami Djaé Moussa. Tout le monde le connaissait du nom de Amir [guide en arabe.ndlr] du Majliss’dhikri. En effet « Fundi » Amir a eu son Bac en 2003 à Ngazidja. Originaire de Pvanadjou et Oussivo dans la région d’Itsandra, il est arrivé à Madagascar en 2007 à l’Université d’Antananarivo, Ankatso, où il y suivait des études en Biochimie Pharmaceutique. Depuis qu’il est à la grande île il a mis de l’avant sa foi, l’islam, et ses traditions comoriennes afin d’inspirer plusieurs jeunes à mieux épouser la religion musulmane dans un pays chrétien. « Il était un model pour nous mais également pour beaucoup de jeunes fidèles malgaches » nous raconte avec une voix grave Djoussouf Bakari ex président d’une association d’étudiants comoriens.

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Dans chaque rassemblement de la communauté comorienne à la capitale malgache « Fundi Amir » était en quelque sorte comme le mufti. « La parole lui revenait toujours car il était un homme de sagesse » nous dira Soifia, une étudiante qui n’en crois toujours pas de parler de lui au passé. Le 6 juillet dernier, en pleine période de Ramadan, dans la cérémonie de célébration de la fête de l’indépendance des Comores, il a eu une intervention de 30 minutes sur le sujet du jeûne et de la jeunesse musulmane de l’étranger. « Il insistait sans cesse sur le comportement que les comoriens doivent avoir à Madagascar. Au respect de la culture musulmane et aux traditions de notre pays. Il disait toujours que nous sommes tous des ambassadeurs des Comores sur cette île et que notre conduite au respect de la tradition musulmane pourra séduire nos voisins malgaches à se convertir à l’islam et être ainsi des ambassadeurs de la religion du Prophète Muhammad [à lui bénédiction et salut] » nous explique Ibrahim, membre associatif du ARHAM, natif de Mbéni.

Sa dernière grande apparition publique c’était vendredi 29 Août à la mosquée d’Amboilavao au cœur d’Antananarivo où il a conduit la grande prière de vendredi. Fundi Mohamed Said, Hatub de  Koimbani Oichili est actuellement à Tana. Il se souvient encore du hutba de ce jeune imam. «Al’marhum Djaé Moussa a mis l’accent sur le bilan que doit avoir un jeune musulman le jour du jugement dernier. Il disait vendredi dernier que devant Allah il nous sera poser plusieurs questions parmi elles : comment avons-nous mené notre jeunesse sur terre, d’où provenait notre richesse et comment l’avons-nous géré et utilisé » se souvient-il encore monsieur Mohamed Said. «Dans ses paroles et sa posture on sentait un homme pieux et sincère » a-t-il ajouté.

Plusieurs amis d’Al’marhum Djaé Moussa postent sur son statut facebook leurs condoléances. Certains disent l’avoir vu pour la dernière fois samedi dans une formation organisé par la CECOM. D’autres disent l’avoir croisé dimanche dernier. Quant à ses fidèles proches ils l’ont aperçu ce lundi même de sa disparition et « il se portait bien en forme » peut-on lire dans leurs commentaires. Un certain Mbaba Sitti Djanamal sur Facebook a publié brièvement une biographie du défunt. Et dans sa conclusion, il affirme que Al’marhum Amir Djaé Moussa « est mort à la mosquée d’Amboilavao à Antananarivo, dans l’après midi de ce lundi, à l’âge de 36 ans ». Une mort tranquille dans la maison de Dieu, le grand frère l’a eu sur ordre d’Allah. « Il est parti en jeûne certainement car chaque lundi et jeudi il jeûnait » a ainsi publié sur son statut facebook un de ses contacts. En effet la version officielle est que Al’marhum est décédé à la mosquée après sa prière du Laansur.

Feu Djaé Moussa avait sans cesse confié à ses amis que « si jamais il venait de mourir à Madagascar il souhaite y être enterré» nous a témoigné Stepan, un étudiant qui a entendu cette affirmation de la bouche du défunt Amir après la prière de la Ide El’kabir 2014. Seulement, selon nos dernières informations, le corps du jeune imam se trouve actuellement à l’Hôpital militaire de Soavinandriana (Girard et Robic). La dépouille de Al’marhum Amir Djaé Moussa est en attente d’être envoyé aux Comores ce jeudi, à la demande de la famille du défunt d’après un de ses meilleurs amis sur place en la personne de Oussein Abdoulfatah qui n’est pas près d’oublier « cet homme si noble de cœur et un grand réconciliateur ». La CECOM et toute la communauté comorienne de Madagascar est en deuil.

 BEN CHARAFAINE Abdillahi, Antananarivo,  Correspondant de Comores-infos.

5 commentaires sur MADAGASCAR : La disparition d’un étudiant comorien

  1. illa lilahi wa inna ilayhi radjioune.ALLAHOUMA KHFIRLAHOUM;Les bonnes choses ne durent jamais on nous l’a toujours dit.je ne le connais pas .Mais en lisant l’article j’ai presque eu les larmes aux yeux.Cet homme qui est parti etait sans doute un HOMME PIEUX.Qu’ALLAH l’accueille dans son paradis.

  2. Inna lilah wa inna ilayih radjioun…
    je presente toutes mes condoleances a la famille du defunt Oustath Daje Mohamed Moussa,à tous les etudiant(es) et communauté musulman(es) a Madagascar mais aussi a tous les comoriennes.Oustath est in homme pieu qui n’as jamais cessé de nous rappelé de faire du bien.Il nous a quité mais il est avec nous dans nos coeur.il va resté a jamais et gravé dans nos coeurs.on rappel bien de toi Oustath et on va prié tpis les jours ppur que tu resteras dans les jardin du paradi insha Allah.Oh Seigneur accepte de l’ouvrir son paradi et de lui pardonné tout ses peché……
    paix son ame mn gd frere Pustath Moussa et que la terre soit legere pour toi…
    quel paralysie en ce momoent a Madagascar et quel crise!!!
    un rapels,un gd hitma sera le dimanche insha allah ppur nous les etudiants resident a Antananarivo.
    PAIX A SON AME

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