Mais diable ou va le Dr Ikililou Dhoinine ?

Et à quelle sauce s’apprête t-il à dévorer l’archipel de sultan Batailleur ?

Bien malin est celui ou celle qui serait capable de nous dire avec conviction à cet instant précis qu’elle direction a pris notre pays ? Quel est le cap fixé par le président en exercice fraîchement élu en décembre 2010 et qui détient entre ses mains le destin de nos quatre iles .une question qui taraude dans tous les esprits de nos compatriotes, pourtant personne n’est en mesure de répondre y compris l’intéressé lui même et c’est le comble de l’histoire. On a beau retourne la question dans tous les angles, la réponse reste la même, no comment.

 

A regarder de très prêt et en juger au vu des quelques timides et peu convainquant initiatives dévoilées c’est que du pipo , un véritable écran de fumée que des annonces non suivies d’effet qu’on peut qualifier sans excès de langage de catalogue de bonne intentions dont le pouvoir n’a ni les moyens , ni la volonté ni les capacités d’ailleurs de mettre en œuvre on est tenté de dire tout ça pour ça .la montagne qui va accoucher d’ une souris . On est dans la gesticulation autant que le spéculatif. C’est du Molière certes mais de très mauvais gout !

 

Dès les premières heures de sa prise de fonction le nouveau président a déconcerté plus d’un observateur attentif quand, pendant 2 mois, il s’est enfermé dans son nouveau BUNKER avec pour seule occupation, recevoir des délégations venues des 4 coins de la grande Comores, soit disant pour le féliciter de son élection. Alors qu’il a disposé de 6 mois avant sa prise de fonction, pendant lesquels ‘il aurait pu se consacrer à ce cérémonial de prestige improductif pour le pays. Voilà à quoi ressemble un agenda présidentiel au pays des palabres. Mais à mon avis les images ,les hallucinantes, et saisissante, qui resteront sans aucun doute gravées dans le marbre symbole marquant du quinquennat ,c’est quand durant 1 mois, il allait s’ affaisser , dos au mur , le regard fixant le vide ou parfois somnolant , face aux caméras de l’ORTC , entouré de son gouvernement pour assister ,à la traduction des versets du coran par le grand MOUFTY EL AKBAR , (DARASSA) du mois sacré de ramadan, des heures durant interminables qu’elle insouciance ou plutôt inconscience voir irresponsabilité.

 

C’est homme mesure t’il le poids de sa charge? Est-il conscient qu’il est à la tête d’un pays en ruine avec une économie exsangue, et une pauvreté effroyable. A t-il fait l’état des lieux? À mon humble avis non. Autrement comment expliquez toute cette désinvolture, cette indifférence caractériel, son éloignement des vrais sujets de préoccupation de notre pays. A la tribune des nations Unis ,il s’est lancé dans une diatribe pour sensibiliser l’opinion internationale de la nécessité urgente de trouver un dénouement à la crise institutionnelle malgache , ce président étranger aux affaires a plaidé la cause malgache, car dans son propre pays , tout va bien , Madame la Marquise ,la question de l’Ile Comorienne de MAYOTTE , est passée à pertes et profits .

 

On ne peut à la suite de cela, ne pas ressentir à la fois un sentiment de frustration ,d’ humiliation et de trahison mais aussi de profond tristesse .Et cela qu’il apparait clairement que cet homme flotte ridiculement dans ses nouveaux habits présidentiels taillés trop larges . Et forcé, toutes raisons gardées, d’en tirer une première constatation, tout en restant mesuré et courtois, vous conviendrez qu’il n’est pas fait pour le job. , indéniablement il n’a pas la posture .Il y a eu donc erreur de casting. En fait, il fait partie des nombreux et diverses victimes des dégâts collatéraux causés par le régime sortant.

 

Il était au mauvais endroit au plus mauvais moment. De ce faite, Il est un devoir humanitaire de lui venir en aide en le sortant de là comme il a fallu sauver le soldat RAYAN .N’allez surtout pas croire que le choix d’ikililou est inconsidéré hasardeux, non, il est l’œuvre bien pensé d’un esprit malveillant, diabolique et manipulateur, un véritable MACHIAVEL.

 

Alors qu’il avait le choix entre le changement dans la continuité ou engager la rupture, couper ainsi le lien avec le cordon ombilical il a tout simplement choisi de ne pas choisir. Le fameux ni, ni, qu’un certain grand homme politique français a rendu célèbre. Mais celui la, était un grand artiste de la politique de son pays. Car voyez vous, Mr le président, la politique c’est du grand art, une science exacte, qui ne tolère ni improvisation ni approximation .Et on ne peut pas non plus s’attendre à un miracle ou compter sur le hasard.

 

Toute relève de l’action, de la volonté, de la détermination et de l’habilité. Un jeu subtil plein de finesse. C’est l’homme qui fait la fonction et non la fonction qui fait l’homme; il en est de même de l’histoire qui est toujours l’œuvre indiscutable de l’homme. Vous avez fait le choix de l’immobilisme, or rien ne plus néfaste et destructeur que l’inaction. Notre jeunesse ne peut pas continuer à vivre sans cesse des rêves étriqués. Dans un monde globalisé, en plein mutation dont les économies des états les plus riches de la planète sont menacées, par la plus redoutable des crises systémiques, le pilotage de notre pays ne peut demeurer entre les mains d’un homme frappé de cécité qui manque de vision, sans ambition pour lui incapable de lui fixer un cap clair et lisible .le risque est énorme les enjeux sont inestimables les Comores ne peuvent pas se payer le risque luxueux d’un énième échec. Il y a quelques mois encore j’ai livré avec mes frères moheliens, le plus redoutable des batailles, contre un adversaire qui s’est révélé coriace, pour exiger le principe du respect de la tournante, autant que le calendrier électoral. Ensemble uni et solidaires, nous avons fait céder le pouvoir de sambi aussi puissant qu’il fut .j’en suis fier d’y avoir apporté ma modeste contribution et ainsi éviter à notre pays une énième crise qui lui aurait été fatale. Ni vous ni moi ,n’avons fait le choix désastreux de ce président étrange, au risque d’en déplaire à certains , mais j’ai comme un sentiment prémonitoire que le pays va droit dans le mur et pour lui épargner un naufrage aussi probable que celui du célèbre TITANIC le départ du Dr IKILILOU de la présidence de l’union des Comores est un impératif Vital . Je suis persuadé que nombreux d’ entre nous en ont ressenti les prémices. La période de l’état de grâce est révolue. A bon entendeur salut.



 

KAMAL ABDALLAH

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