Mali : des islamistes armés détruisent le monument de l’Indépendance à Tombouctou

Des militants islamistes en train de détruire une mosquée ancienne classée par l'Unesco patrimoine de l'humanité, à Tombouctou, dimanche 1er juillet 2012. AFP
Des militants islamistes en train de détruire une mosquée ancienne classée par l’Unesco patrimoine de l’humanité, à Tombouctou, dimanche 1er juillet 2012.
AFP

Dans le nord du Mali, les islamistes armés ont entrepris de nouvelles destructions. A Tombouctou, ils ont détruit le 27 octobre le monument de l’Indépendance. Ce monument symbole, érigé sur la place de l’Indépendance au coeur de la ville sainte, avait déjà été saccagé en avril dernier au moment de l’arrivée des hommes d’Ansar Dine. Comme déjà de nombreux mausolées et symboles religieux.

Les islamistes radicaux qui occupent le nord du Mali ont détruit le monument de l’Indépendance de Tombouctou. Un symbole, déjà attaqué lors de la prise de la ville par le groupe Ansar Dine. Selon un témoin, Tombouctou est en ruine et méconnaissable, après la destruction de nombreux mausolées et symboles religieux ces derniers mois :

« Ils sons venus avec le matériel de travail de la Fatome. Ils ont cerné les lieux et ils ont commencé à démanteler les monuments par des vérins et des marteaux pour le terrasser jusqu’en bas. C’est un monument élevé, construit de ciment et de béton. Ce même monument avait déjà été attaqué. C’est un symbole de Tombouctou. C’est un joyau de l’architecture de la ville qui tombe ce soir comme l’ont été d’autres déjà. En tant qu’habitant et comme toute la population de Tombouctou, c’est la consternation, la désolation totale. Les citoyens de Tombouctou. Ils ne savent plus à quel sein se vouer. La ville de Tombouctou est méconnaissable, Tombouctou est en ruines. Notre ville est dénaturée. Nous en appelons à tous les amis de Tombouctou, et du Mali de venir au chevet de cette ville, cette ville mythique qui est en train de s’effondrer. On a peur ».

Dans le reste du pays

On s’interroge toujours sur ce qui s’st passé cette semaine dans la région de Diabali. Des témoins, nomades, accusent des militaires basés dans cette ville d’avoir commis de graves exactions. Notamment dans deux petits villages, deux puits situés à 15 kilomètres de Diabali : Kalarabo et Karal II ou les familles étaient installées. Fatima a fui avec ses enfants, elle est réfugiée en Mauritanie. D’après elle, l’armée malienne aurait enlevé puis tué tous les hommes de son village.

RFI

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