Mali : Macky Sall appelle Bamako à soutenir la force militaire internationale

17 décembre 2012

Mali : Macky Sall appelle Bamako à soutenir la force militaire internationale

Le président sénégalais, Macky Sall (g), accueilli par son homologue guinéen Alpha Conde, le 16 décembre 2012 à Conakry ©AFP

CONAKRY (AFP) – (AFP)

Le
président sénégalais Macky Sall a appelé
dimanche à Conakry les autorités maliennes à
se mettre « au diapason » de l’Union africaine (UA) et
de l’Afrique de l’Ouest pour faciliter l’envoi d’une force
militaire internationale destinée à libérer
le nord du Mali des insurgés islamistes.

« Nous regrettons les incidents qui viennent de se passer
à Bamako », a déclaré le président
sénégalais, en visite officielle en Guinée,
en référence à l’éviction en début
de semaine de l’ex-Premier ministre malien, Cheick Modibo
Diarra, remplacé depuis par Diango Cissoko.

« Nous espérons seulement que l’occasion sera
donnée au gouvernement malien, au président
Dioncounda Traoré et à la classe politique
malienne d’être au diapason de l’Afrique de
l’Ouest, de la Cédéao (Communauté
économique des Etats d’Afrique de l’Ouest), de l’Union
africaine pour parler d’une seule et même voix en
vue de la mise en place de la force africaine pour
libérer le Nord Mali », a poursuivi M. Sall.

Il a également appelé les autorités maliennes
à s’unir « pour restaurer la concorde nationale et
apporter également une solution à la crise
identitaire dans la zone touareg (nord), mais surtout aussi
aller vers les élections présidentielles et
législatives à la fin du processus » de transition.

Le Premier ministre malien Diango Cissoko a annoncé
samedi la formation d’un nouveau gouvernement d’union
nationale ayant pour mission de régler la crise
politique au Mali et de faciliter l’envoi d’une force
armée internationale, sous conduite africaine, pour
reconquérir le nord du Mali contrôlé depuis
huit mois par des islamistes armés liés à Al-Qaïda.

Les chefs d’Etat des 15 pays membres de la Cédéao
ont adopté le 11 novembre à Abuja un plan de
reconquête militaire du nord du Mali occupé par
les islamistes armés.Ils ont approuvé l’envoi
d’une force militaire internationale de 3.300 soldats pour
une durée d’un an.

Samedi, les chefs d’état-major des pays de la
Cédéao ont peaufiné leur plan, qui doit
être soumis avant Noël au Conseil de
sécurité de l’ONU.

Début décembre, le président béninois
Thomas Boni Yayi, président en exercice de l’UA, avait
lancé un appel à l’ONU pour qu’elle autorise
« d’urgence le déploiement de la force
internationale au Mali ».



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