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Maludja-Galawa : Le gouvernement «rompt son contrat» avec le Groupe Armada

La décision de rompre le contrat qui liait l’Etat comorien au groupe émirati a été entérinée en Conseil de ministres. Le gouvernement ayant constaté que les travaux n’étaient toujours pas engagés.

Le gouvernement comorien vient de rompre son contrat avec le Groupe émirati Armada. La décision a été entérinée en Conseil de ministres. Le gouvernement ayant constaté que les travaux n’étaient pas toujours engagés, trois ans après la signature du contrat pour la reprise du projet de reconstruction du complexe hôtelier Maludja-Galawa. Après des relances, les autorités ont décidé d’agir.«Nous avons relancé à maintes fois le Groupe armada après avoir constaté la lenteur des travaux. C’est un projet qui doit redonner de l’espoir aux Comoriens car ce site est notre fleuron. Mais, il faut prendre des décisions à un certain temps. Notre souhait est de travailler avec les opérateurs économiques. Des années passent et rien de concret,» a confié le ministre en charge des investissements.

Houmed M’saidié a ajouté que ce projet avait plusieurs preneurs mais le gouvernement avait préféré patienter. Cette patience n’a pas donné les fruits escomptés. «Nous avons effectué de nombreux déplacements pour aller les interpeller, en vain», a-t-il expliqué. «Il n’est pas question que le gouvernement soit complice à l’appauvrissement de la population comorienne. Comme ce groupe n’a pas respecté ses obligations stipulées par le contrat signé, nous sommes libres de réagir. Maintenant, des probables poursuites ne sont pas à écarter», a précisé le ministre de l’Economie.

L’Etat comorien a honoré «tous ses engagements»

A son tour, le secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique, principal mandataire, Mohamed Djounaid Soilihi, a manifesté son incompréhension par rapport au comportement du Holding. Selon lui, la partie comorienne a satisfait toutes les demandes formulées au préalable afin que les travaux ne trainent pas. «Le Groupe Armada a demandé la réfection de la route menant de l’aéroport vers le site balnéaire, ainsi que d’autres choses. La partie comorienne a bel et bien respecté les demandes. Malgré les relances que nous avons faites, les réponses avancées sont moins convaincantes par rapport à un projet de 50 millions de dollars».
A entendre Mohamed Djounaid Soilihi, «toutes les autorisations et les documents légaux ont été bien fournis pour mieux faciliter le démarrage de travaux». Le mystère reste entier.

Après la cérémonie de pose de la première pierre, organisée, il y a 14 mois, huit containers dont deux avec des engins et six remplis de préfabriqués ont été déposés sur ce site balnéaire de Mitsamihuli. A part les dégâts occasionnés par le cyclone Kenneth sur les anciennes constructions, un seul bâtiment de préfabriqué est en cours de construction. Sur les soixante personnes embauchées au départ, le gérant du site, Youssouf Ahmed, confie qu’aujourd’hui les trente n’y passent plus. «Nous comptons trois mois d’arriérés de salaires. Les autres ont préféré rester chez eux», a-t-il expliqué. Pourtant, la durée des travaux de construction est de cinq ans.

Nazir Nazi / Alwatwan

La Rédaction

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