Mamadou, le principal acteur de l’affaire Boule Mining , est pire que son cousin Malgache qui a vendu Mayotte à la France !

Au cours d’une conférence de presse à Moroni , le vice-président en charge de la Santé, Fouad Mohaj, a déclaré que le dossier Boule Mining risque de coûter plusieurs centaines de millions à l’Etat comorien . Selon lui , c’est un scandale qui vient d’éclater avec ces 100 millions de francs comoriens payés à des avocats parce qu’un vice-président de la République avec la complicité du sommet de l’Etat ont voulu sciemment arnaquer les comoriens à travers ce contrat de la honte qu’il a usurpé, et rien que pour arracher des mains de Boule Mining plus de 300 000 euros, qu’il s’est partagé avec ses complices.

L’affaire qui oppose le Groupe pétrolier Boule Mining et le gouvernement comorien est un scandale au sommet de l’Etat et on ne peut contenir notre colère.

Nous vous disons ici que l’argent des contribuables comoriens ne cessera de tomber dans les caisses de Boule Mining. Vous allez être tous surpris quand on vous dit que cet argent pourrait avoir la valeur à acheter l’Île de Mohéli et rester encore une dette auprès de Boule Mining.Selon une source sûre , Boule Mining demandera de dommages-intérêts d’une valeur près de 4 milliards et 500 millions d’euros dûs à son investissement lié à ce qui était négocié pour une période de 50 ans dans le contrat .

Tenez bon chers compatriotes et suivez notre regard. La superficie de Mohéli est de 290 km2 , qui est égale à 290 millions de mètres carré. Si on vend le mètre carré à 15 euros, cela revient à 4 milliards et 350 millions d’euros. Ce contrat de la honte serait négocié pour une période de 50 ans selon ses acteurs. En cas d’interruption du contrat par la partie comorienne, les pauvres malheureux contribuables comoriens rembourseront cette manne financière. Et si nous vendons tout Mohéli pour rembourser cet argent, il nous restera encore une dette de 150 millions d’euros à rembourser. En vous livrant cet exemple, c’est pour attirer votre attention sur le crime que Mamadou a commis, et qu’aujourd’hui, le voilà le sourire affiché pour déclarer sa candidature aux présidentielles de 2016. Quel mépris !

Ce qu’a fait Mamadou aujourd’hui, ressemble à ce qu’a fait son cousin Malgache de même descendance, Andriantsoly, qui a vendu Mayotte aux français. Honnêtement , regardons nous les yeux dans les yeux et posons nous la question suivante : si Mamadou croyait à sa comorienneté, aurait-il commis ce crime ? Non, il ne l’aurait pas fait. Mais comme dans sa tête, ce pays n’est pas le sien, et qu’il s’enfiche de son développement, alors, tous les dérapages sont permis.

Les complices de Mamadou en commençant par le chef de l’Etat qui a fermé les yeux face à cette escalade, payeront cher leur fausse innocence. Sur ces mêmes colonnes, on avait critiqué l’ancien ministre Mtara Maecha, un des facilitateurs de ce crime en bande organisé, et ses hommes ont tiré sur nous, alors que le voilà traîné sur les bancs de la Cour d’arbitrage de Londres qui statue sur cette affaire. En tout cas, ses maisons qu’il construit à Moroni témoignent la part du gâteau qu’il s’est partagé avec les complices de cette sale affaire. N’en déplaise aux protecteurs de notre cher docteur.

Dans ce pays, il y a de quoi à s’énerver et pendant que d’autres peuples fatigués de la gestion hasardeuse et chaotique de leurs dirigeants, arrachent le pouvoir, nous, comoriens, continuons à croire aux rêves et ne jurer que sur des utopies. La République, ce n’est pas ça, et nous nous adressons directement à Ikililou, aujourd’hui, président de la République dans les circonstances où nous savons tous. Ce qui est arrivé à son homologue Malgache, devrait lui arriver si on avait une Cour constitutionnelle digne de nom. En effet , les députés Malgaches viennent de voter la destitution du président de Madagascar pour « incompétence ». Pour notre cour constitutionnelle , une telle mesure est-elle possible aux Comores ?

Décidément, Ikililou a juré de sacrifier les comoriens au profit des intérêts des siens, et en particulier ceux qui l’entourent dans la prise de décisions. Le samedi, 6 juin 2015, l’Union pour la Destruction des Comores (UPDC), parti présidentiel, a décidé d’investir le vice-président en charge des finances, Mohamed Ali Soilih, alias Mamadou, son candidat de 2016. Une gifle pour les comoriens voire une humiliation vis-à-vis de cet homme dont sa place serait dans une prison après le mal qu’il a fait à notre pays. On n’a jamais été partisans d’une quelconque déstabilisation, mais nous donner Mamadou comme président de la République en 2016, aux yeux de l’opinion, c’est une insulte, et ne laissons pas notre destin encore dans les mains de cet homme qui a trahi le destin de son peuple.

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L’heure est à une prise de conscience pour chacune et chacun de nous, et croiser les mains devant cette situation, est une faute morale. Barrons la route alors à cet homme inconscient et mal intentionné dont sa place serait en prison.

Daoud Rachadi

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