Manifeste pour une autre voie

Les innovations sociales ont vu émerger les organisations de la société civile et leur implication dans la vie républicaine. Vient alors le temps du renouveau politique au secours de la démocratie, du développement et de la justice sociale.

L’on assiste ces derniers temps à un désenchantement affreux de la cause politique depuis qu’une bonne frange de la population s’est rendue compte que la plupart des acteurs de la vie publique a abandonné toute idée de la réussite collective pour un sauve-qui peut à la recherche d’un messie sans croyance, un gourou sans dogme et un souverain sans royaume pour se doter d’une conscience politique sans foi ni loi .

Le train du hasard et du risque véhicule le désespoir de cause, le fatalisme et la jachère des ego vers la ruée du désordre économique, des crises sociales, des misères politiques et des déséquilibres de conscience.
Ceux et celles qui devraient avoir comme mission historique de réconcilier les projets avec les volontés, les capacités et les attentes de la population, autrement dit l’art de trouver les solutions répondant aux problèmes de la société par la politique, ceux-là mêmes qui sont censés gouverner se convertissent en chercheurs et gestionnaires de pouvoir.

On se bat pour le pouvoir, rien que pour le pouvoir. On se renforce pour garder le pouvoir, rien que pour le pouvoir. On s’oppose au pouvoir pour le pouvoir, rien que pour le pouvoir.
C’est ainsi que la politique est rabaissée au caniveau de gagne-privilège au rythme lugubre: j’y suis- je reste: sorte-toi de là- que je m’y mette.

Le pays est sciemment transformé en arène et le peuple en toréa à la merci d’un matador, tantôt nommé gouvernement, tantôt appelé opposition par un paséo prenant gravement le nom du beau procédé « élections ».

Et l’on se demande pourquoi on fait du surplace, du garde-à-vous, du taisez-vous et du aboyez-la caravane passe.

Et puisque dans tout pays, il y a toujours une génération qui sait oser, parfois au risque de sa vie, on ne peut croire que l’histoire exclut les îles de la lune du chemin sinueux des lumières du combat de survie.
En ces temps où il nous est demandé de rendre à notre pays, sa dignité, ses talents, son savoir-faire, son audace et sa capacité à retrouver la place dans son temps, nous voilà forgerons de notre destin entre l’enclume de nos volontés et le marteau des compétences.

Notre peuple a seulement besoin des bras pour le relever, de cerveaux pour l’animer et de boussole pour le diriger vers sa propre voie. Une autre voie que ne peuvent suivre les prédateurs de pouvoir, cette autre voie qui guide les proies vers la liberté de mieux vivre, la liberté de faire du pouvoir la force de servir et non la faiblesse de se servir.

Cette voie-là devient incontournable. Étant entendu que nous sommes à la croisée des chemins, les vieilles voies étant pleines d’embûches dans les deux rives, suivons donc la troisième voie indiquée ni à droite ni à gauche mais tout droit devant nous. Nous serons au rendez-vous de l’Histoire.

Dini Nassur

2 commentaires sur Manifeste pour une autre voie

  1. Je ne crois pas à cette vocabulaire  » 3eme voie ». Mon grand frère Dini Nassur, le soilihisme est une main gauche. Je te supplie de rester digne de ta pensée. Je crois que la faute n’appartient pas à la voie , au chemin, elle appartient aux hommes qui traverse la voie , le chemin sans connaître qu’il y a des virages, des pentes, ….. Ceux qui parlent  » 3eme voie », cherchent à faire le malin, à utiliser le sophisme pour arriver au pouvoir sans le vouloir. La majorité d’entre eux ont déjà gouverné, ils étaient dans les différents pouvoirs. Les comoriens ne seront jamais des macroniens. arrêtons!

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