Manque de carburant : La fête de l’Aïd-el-fitr affectée

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CIRCULATION. Le transport routier a été fortement affecté par ce manque, notamment, de gasoil dans la capitale, Moroni.

 

A l’hôpital El-Maarouf, le personnel et les patients, ressentent différemment la journée de l’Aïd-el-fitr. Voici ce qu’ont affirmé les uns et les autres à la veille de la journée de fête musulmane. Pour le chef du service des urgences du centre hospitalier El-Maarouf, c’est une journée comme les autres pour le personnel surtout de garde qui travaille avec la même concentration.  «Aucune disposition particulière ne se prend. Nous travaillons normalement comme tous les autres jours. Aux urgences, il y a  des médecins  et des infirmiers en permanence, de 7h à 17 h, et de 17h au matin, comme d’habitude », a indiqué Dr Djabir Ibrahim, médecin en chef du service des urgences du centre hospitalier national.

Nadia Kaembi, sage-femme au service de la pédiatrie, raconte la même chose. Pour elle, le jour de l’Aïd-el-fitr est un jour comme les autres. «Au niveau de l’équipe de garde concernée, on  peut amener de petites choses spéciales, des gâteaux, des jus, entre autres, mais au niveau de la direction, rien de particulier», a-t-elle expliqué.

Seulement, d’après la sage-femme, dans cette période spéciale, en général, les services ne garderaient pas beaucoup de malades. «On préfère garder uniquement ceux qui sont dans des situations graves ou très graves. En tout cas, on travaille normalement pour les gardes et les permanences», a-t-elle confié.

Mais pour les patients, c’est différent. Beaucoup sont angoissés. Fatima Mdaouhoma venant d’accoucher, est obligée de séjourner, conformément aux règles d’usage, 24 h à l’hôpital. Son bébé était admis au service de néonatologie. «C’est la première fois que je vais passer l’Aïd dans un hôpital, et cela n’est pas du tout facile. La tranquillité et la joie de l’Aïd vont me manquer. Je ne crois pas que les amis pourront venir ici me donner, comme  le dit-on, la main de Baraka», se plaignait la jeune maman qui regrette surtout le fait que son mari, pour plus de proximité avec elle et le bébé, sera obligé d’aller prier dans les environs au lieu de rentrer au village.

Pour Maman Hayam, dont le fils est alité à la pédiatrie depuis 7 jours, la fête n’a pas de place quand on se trouve à l’hôpital. «On se demande quand est-ce qu’on va retrouver la santé, quand est-ce qu’on va quitter ces lieux. Ce n’est pas du tout facile pour les gens de la famille qui sont obligés de faire des allers et retours», a-t-elle expliqué.

Mohamed Saïd, père d’un enfant hospitalisé au service de la chirurgie A,  se remet à Dieu en s’accordant que cela ne sert à rien de se plaindre : «Dieu a voulu que cela se passe ainsi cette année. On ne peut pas échapper au destin. On est ici depuis le 7ème  jour du mois de ramadan.

Pour les autres enfants, les autres membres de la famille s’en occuperont», s’est-il ainsi exprimé. Pour Ahmed Ali, originaire de Ntsorale-ya-Dimani, hospitalisé à Médecine B pour dialyse, cette fête va lui manquer. «C’est une journée exceptionnelle qui survient une seule fois dans l’année. Les familles et les amis se rencontrent.  Et cela est sans aucun doute  exceptionnel», a-t-il affirmé tout en  confiant que pour les enfants,  son frère  va s’en occuper, heureusement.

 

Nassila Ben Ali/Alwatwan

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