Mansour Kamardine : «les droits de l’Homme sont mieux respectés à Mayotte qu’ici»

A l’hôtel Le Retaj ce samedi 16 décembre, le député LR, Mansour Kamardine, a eu à souligner que les droits de l’Homme sont une réalité à Mayotte et que les gens sont «mieux» traités dans l’île au lagon que d’autres ne le sont pas dans les trois autres îles.

Au cours d’un échange de 15 minutes, le député a expliqué que le travail de contrôle d’identité à Mayotte ne doit pas être perçu comme une atteinte à la dignité de la personne. «Ce n’est pas une insulte de demander à une personne de présenter ses papiers, cela se fait partout dans le monde», dit-il, rejetant les accusations de mauvais traitements dont sont victimes de nombreux Comoriens.

Il a ajouté : «tu peux venir là-bas si tu veux et tu verras que les droits de l’Homme sont mieux respectés à Mayotte qu’ici». L’avocat devenu politique a également fait savoir au cours de cet échange que les Comoriens des autres îles n’ont pas intérêt à aller à Mayotte. «Qui va assurer le développement ici si tout le monde part ?», s’est-t-il interrogé en ajoutant qu’un pays a besoin d’hommes pour se relever.

Au sujet de la circulation des hommes et des biens, Mansour Kamardine a dit : «ce n’est pas la circulation qui est interdite entre les îles, ce qui est interdit c’est le stationnement à Mayotte». Pour lui, il faut que la personne qui souhaite rester à Mayotte «justifie une raison et intérêt», ajoutant que «Mayotte ne peut pas accueillir tout le monde».

La question du visa Balladur sera discutée au cours de la réunion du Haut Conseil Paritaire (HCP) prévue au premier trimestre 2018. Les deux parties vont sans doute mettre à table la feuille de route différée après « les incompréhensions », selon un communiqué officiel du gouvernement français.

A noter qu’à l’issue des travaux de la Commission mixte franco-comorienne des 15 et 16 décembre à Moroni, la France et les Comores se sont engagées à privilégier d’abord les questions de développement en soutenant des secteurs créateurs d’emplois et de richesses.

L’objectif étant d’élever le niveau de développement dans les trois îles et permettre aux Comoriens des trois îles de renouer confiance avec leur pays. Une approche qui cadre parfaitement avec la vision du nouveau président français, Emmanuel Macron.

Abdillah Saandi Kemba

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