Mariage précoce aux Comores: Les autorités comoriennes s’y opposent

Aux Comores, le mariage précoce est encore pratiqué malgré la loi qui fixe à 18 ans l’âge légal. Pour certaines familles pauvres, marier leur fille même précocement, est un moyen de sortir de la précarité. Fouad Mohadji, vice-président chargé du ministère de la santé a rappelé la nécessité de mobiliser tout le monde contre cette pratique.

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Au cours de la journée de l’enfant africain et de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, la semaine dernière à Anjouan, le vice-président Fouad Mohadji a proposé l’implication de tous les acteurs y compris les leaders coutumiers et religieux pour lutter contre le mariage précoce aux Comores.

Le code de la famille comorien stipule pourtant dans son article 14 que l’homme et la femme « avant dix-huit (18) ans révolus ne peuvent contracter de mariage ».

Pour le vice-président Mohadji, les autorités comoriennes ont la volonté « de lutter contre les mariages précoces, instaurer un environnement protecteur de l’enfant et promouvoir les droits et le bien-être de l’enfant comorien ».
La révision du code pénal permet, dans le cadre de la lutte contre la violence, de disposer d’instruments qui répriment les actes considérés comme des violences à l’égard des enfants mineurs et sanctionne leurs auteurs.
Mariées hâtivement, les jeunes filles abandonnent l’école pour se consacrer aux tâches domestiques. S’en suit alors une longue liste de complications avec notamment des problèmes de santé, une exposition importante aux infections sexuellement transmissibles et des grossesses prématurées qui élèvent les taux de mortalité maternelle et infantile.

« Les mariages d’enfants ont des effets désastreux sur les filles et la société en général. Ils constituent des violations flagrantes des droits humains condamnés par plusieurs conventions internationales notamment la convention relative aux droits de l’enfant », a dit Dr Issa Coulibaly, représentant de l’UNICEF aux Comores.
Selon une enquête des Nations unies, l’âge médian à la première union chez les femmes est de 18,8 ans à Mwali, 20,8 ans à Ndzouani et 20,7 à Ngazidja.
Ibnou M. Abdou’/ LGDC

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