Mayotte: 6 morts et 27 disparus dans le naufrage d’un bateau de clandestins

Illustration. Des immigrants comoriens ont péri dans leur tentative de rejoindre le département français de Mayotte. | Idé

Ils pensaient traverser le bras de mer d’environ 70 km entre Anjouan et Mayotte sans se faire repérer grâce à une mauvaise météo. Six personnes sont mortes et 27 autres sont portées disparues dans le naufrage d’une embarcation d’immigrés clandestins au large de Mayotte.

Selon la préfecture, 36 personnes avaient pris place à bord d’une embarcation partie vendredi soir de Domoni, sur l’île d’Anjouan, aux Comores.

Après le naufrage du bateau au large de Mayotte, six corps ont été repêchés – cinq femmes et un enfant -, un survivant a été pris en charge par les secours et deux autres survivants se sont échappés.

Selon la même source, les recherches étaient en cours samedi en fin d’après-mdi pour retrouver les 27 disparus, et les vedettes de la marine et l’hélicoptère de la gendarmerie ont été mobilisés.

Un bateau de fortune pour atteindre Mayotte et la France

L’embarcation -un «kwassa kwassa», pirogue qui navigue au ras des flots- a fait naufrage samedi à 200 mètres du littoral de Petite Terre, deuxième île de l’archipel de Mayotte par sa superficie, a indiqué la préfecture. De nombreux candidats à l’immigration, pour la plupart venus de l’île voisine d’Anjouan, tentent régulièrement de débarquer illégalement sur l’archipel français de Mayotte pour travailler ou s’y faire soigner.

Sur les 200 000 habitants de Mayotte, 40% seraient des clandestins. Et d’après l’ancien préfet de Mayotte Hubert Derache, cité par le journal local Mayotte Matin, «40 % des personnes ramenées aux Comores reviennent sur le territoire».

Le dernier drame de ce type remonte à juillet dernier, lorsqu’un autre «kwassa kwassa» en provenance de l’île d’Anjouan avait sombré, faisant sept morts et quatre disparus. Treize personnes avaient été rescapées.

Mayotte est devenue département français après un référendum d’autodétermination. En 2011, les autorités ont expulsé 26 405 personnes dont 5 389 enfants.

LeParisien.fr 

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