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Mayotte et la 75ème AG de l’ONU

Le président Azali intervient demain jeudi 24 septembre 2020. On attend un discours formel sans consistance. Le chapitre consacré à Maore sera encore plus maigrichon. Un non événement que la propagande du pouvoir cherchera à gonfler, gonfler.

Pour tout Comorien, l’ONU reste l’alpha et l’oméga de l’appartenance de Mayotte à l’État comorien. Les 14 résolutions votées entre 1976 et 1994 sont là et il sera difficile de les annuler. Rappelons-nous cette lettre diplomatique écrite par Soefo, alors ministre des affaires étrangères d’Azali 1 demandant que la question de l’île comorienne de Mayotte soit enlevée de l’ordre du jour provisoire des AG de l’ONU ! Eh bien échec et mat à Azali – Soefo. Ni la France, ni ses fantoches ne peuvent nous enlever ce qui constitue notre principale légitimité internationale. Mais il y a mieux : tant que chaque AG de l’ONU dénonçait la politique colonialiste française aux Comores, la donneuse de leçons des droits de l’homme était mise à mal et se trouvait freinée dans son annexion de l’île. Elle s’est battue avec becs et ongles pour que la question soit retirée de l’ordre du jour définitif et elle y parvint en 1995, sous le gouvernement intérimaire de Caambi El Yachourty, suite au dernier putsch des affreux de Bob Denard. Et depuis un processus infernal fut enclenché avec le visa Balladur.

Ce débat sur l’ordre du jour des AG de l’ONU est donc essentiel pour nous. C’est notre principale arme pour faire avancer notre cause. Dans le temps le Comité Maore menait sans répit une lutte soutenue pour amener le gouvernement comorien à s’engager dans ce combat. Malheureusement sans résultats.

On nous rétorquait que c’était une lutte inutile, que le débat à l’ONU était rituel et n’avait pas donné de résultats durant 20 ans, que les causes patriotiques n’avaient plus de soutien face aux pressions françaises et à l’égoïsme des nations, etc.

Des sophismes qui ne peuvent pas cacher que sans ce débat, le recul est net : Mayotte n’a-t-elle pas été départementalisée ? Des sophismes qui ne peuvent pas cacher que lorsque un président comorien avait décidé de balayer un pouvoir séparatiste à Anjouan, il a reçu un soutien international conséquent. En fait quand on a démissionné, personne ne peut venir à votre secours.

Il devient de plus en plus clair que les gouvernants successifs du pays ont complètement capitulé. L’absence de pression du Comité Maore présidé par Faouzi leur facilite énormément la tâche.

Idriss

La Rédaction

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