Mayotte. Le Drian : « Nous ne transigerons jamais sur la souveraineté de La France »

Le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a indiqué ce mardi que le gouvernement ne transigerait « jamais » sur la souveraineté de la France sur Mayotte. L’archipel est en proie à un vaste mouvement de protestation entamé il y a plus de six semaines.

Jean-Yves Le Drian a affirmé mardi que le gouvernement ne transigera « jamais sur la souveraineté de la France sur le département de Mayotte », en proie depuis plus d’un mois à un vaste mouvement de contestation.

« Nous ne transigerons jamais sur la souveraineté de la France sur le département de Mayotte. Nous ne transigerons jamais sur la sécurité de tous ceux qui vivent à Mayotte », a martelé le ministre des Affaires étrangères lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale.

M. Le Drian était interrogé par le député de Mayotte Mansour Kamardine (LR) sur « cette vieille idée de Communauté d’archipel des Comores », dans laquelle serait incluse Mayotte.
« Poursuivre le dialogue »

Le ministre a regretté que la crise à Mayotte ait eu des répercutions sur la « relation spécifique » qu’entretiennent la France et les Comores voisines. « Ceci étant, nous voulons poursuivre sans relâche, avec détermination, le dialogue avec les autorités comoriennes », a-t-il souligné.

« La crise actuelle doit permettre de faire progresser la relation franco-comorienne, en prenant en compte les intérêts bien compris des Comores et de la France. Et dans les intérêts de la France ceux de Mayotte », a-t-il affirmé.

« Voilà quelle est la ligne, la base sur laquelle j’aurai des discussions bientôt avec mon collègue » Mohamed Soeuf Elamine, ministre des Affaires étrangères des Comores, a assuré M. Le Drian.

La « majorité des syndicats » et le collectif à l’initiative du mouvement de contestation à Mayotte ont appelé lundi à la levée des barrages qui paralysent l’île, sans suspendre la grève.

M. Kamardine avait interpelé ainsi le Premier ministre: « Vous savez que Mayotte est cédée à la France sous Louis-Philippe, faites en sorte qu’elle ne soit pas cédée sous Edouard Philippe ».

Ouest-France

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