MAYOTTE / Mobilisation vie chère : Beaucoup de bruit pour rien

Une intersyndicale Cgt-Ma, Cisma-Cfdt, Cfe, Cgc, Saem, Saen et les associations de consommateurs Ascoma, CCP, SMSC avaient appelé à un rassemblement sur la place de la république, le samedi matin. Une mobilisation contre la vie chère qui devait sonner comme une piqûre de rappelle en direction de la grande distribution et de l’état. Une manière de leur faire comprendre que la lutte est loin d’être terminée et que le consommateur mahorais reste plus que jamais vigilant.
MAYOTTE / Mobilisation vie chère : Beaucoup de bruit pour rien
Mais ce rassemblement n’a pas eu l’effet escompté. Une cinquantaine de personnes seulement avaient suivi l’événement. Une poignée de gens très motivés qui s’est réunie dès 7h du matin. Vers 10 h, ils ont entamée une marche vers le rond point SFR à Kawéni pour ensuite revenir sur Mamoudzou. Banderole à l’effigie de la chatouilleuse Zéna M’déré, du leader africain Nelson Mandela mais aussi des photos du petit Nassur, blessé lors de la dernière manifestation contre la vie chère qui a secoué notre île pendant 44 jours, encourageaient les pas.
Un discours a été ensuite tenu sur la place de la république pour inciter les passants à rejoindre le mouvement. En vain, la vie chère ne semble plus mobiliser aujourd’hui. Les Mahorais ont lutté durant 44 jours. Ils n’ont pas eu ce qu’ils voulaient. « Qu’à t- on obtenue? Un mort, des blessés, une situation économique en crise et une montée de violence sans précédent » avancent les observateurs ici et là. Le constat est vite fait. Le Mahorais ne croit plus à la lutte syndicale contre la vie chère. « Absolument pas. Nous ne sommes pas allés dans les villages pour sensibiliser la population car nous craignions un débordement s’il y avait eu trop de monde », affirme le leader de l’Ascoma, Hamidouni Rifay.

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« L’objectif n’était pas de rassembler le maximum de monde aujourd’hui ». L’objectif était de dire : « Nous sommes là » », s’obstine à déclarer Soulaïmana Noussoura, de la CFE-CGC. Le légendaire Boinali Saïd Toumbou était de la partie ainsi que son acolyte Salim Nahouda. Boinali qui se présente aux législatives et disait être « venu en ami » avoue qu’il avait conseillé aux syndicalistes d’attendre septembre pour organiser cette « grande » mobilisation.

Puis l’homme se reprend : « Enfin, je ne devrais pas trop en dire, je ne fais plus partie de l’organisation ». Malgré cet échec évident, l’intersyndicale et les associations de consommateurs appellent déjà à une nouvelle manifestation le 12 septembre prochain avec une certitude : « cette fois la grande distribution va trembler ».

 

Mayottehebdo

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