Média : Kiki fait office de directeur de publication d’Al-watwan

Chaque soir, il se rend à Graphica Imprimerie où les trois journaux de la place impriment leurs numéros. Le ministre de l’information qu’est Kiki prétend pouvoir avoir la main sur la presse. Se rendre chez l’imprimeur est son dernier recours après avoir tenté sans succès d’embarquer certains journalistes dans son jeu digne d’un despote. Lundi dernier, quand est arrivé à Moroni l’émissaire de l’ONU, le ministre Kiki se démenait comme un beau diable pour s’assurer que la presse n’en profite pour dénoncer les discours incendiaires et les pratiques tyranniques de ce régime à l’approche des Assises.

 

Si Kiki s’investit dans telles démarches antidémocratiques, c’est parce qu’Al-watwan, financé par le contribuable et non pas par l’argent d’Azali, est devenu un journal d’opposition selon le sentiment du locataire de Beit-Salam. Le ministre de l’information est chargé de trouver un moyen ingénieux pour sauter le directeur de publication et la rédactrice en chef, accusés de mener une rébellion contre le pouvoir juste parce qu’ils font leur boulot d’informer et refusent de faire d’Al-watwan un organe de propagande comme le sont très malheureusement la télévision nationale et le journal privé La Gazette des Comores.

 

L’on ne peut pas compter le nombre de fois où les autorités en général, et Kiki en particulier, ont mis en garde Ahmed Ali Amir et Faiza Soulé Youssouf et leur ont demandé de virer tel ou tel journaliste. Heureusement que ces deux responsables du canard de l’Etat tiennent bon, quitte à se voir déchus de leurs postes plutôt que de baisser leur froc devant les intimidations sérieuses soient-elles.

 

M.Djoumbé/Comores infos 

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