Mes priorités sanitaires si j’étais candidat à la Présidence des Comores en 2016

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Si j’étais candidat aux élections présidentielles aux Comores en 2016, mes priorités en matière sanitaire iraient à la mise en place d’un Service National d’urgence Sanitaire, l’organisation d’une politique active en matière de prévention sanitaire et la mise en norme des hôpitaux de référence de l’ensemble des îles Comores. La recherche de source d’énergie autonome comme le solaire pour assurer une continuité énergétique de l’alimentation des hôpitaux serait essentiel. La Formation du personnel, l’amélioration des conditions de travail du personnel de santé, l’amélioration des structures sanitaires en matière de contrôle sanitaire, de premiers soins, d’hygiène et de suivi ainsi que la réfection des infrastructures sanitaires pour disposer des hôpitaux de normes internationales avec un personnel qualifié et motivé et des matériels médicaux de qualité.

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    La prévention sanitaire constitue une politique publique avant-gardiste et essentielle à la consolidation des actions publiques de santé.

La mise en place d’espace Prévention dans les hôpitaux de référence, dans les cliniques publiques et privées est une mesure à mettre en œuvre en place dans les pays africains. Cette politique de Prévention sanitaire devrait s’accompagner par des caravanes ou des bus mobiles santé pour toucher les personnes vulnérables des zones rurales. Ladite prévention devra être globale et fournir des éléments d’information pratiques, des kits de premiers soins, des guides de soins d’urgence et de leçons de notions d’hygiène, des comportements à adopter en matière de maladies sexuellement transmissibles, des cours de la cuisine saine pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires et de diabète qui sont répandues sur tout le continent africain. Ces espaces Santé & Prévention devront disposer de cellules d’écoute. Sans chercher à créer forcément de nouvelles structures budgétaires, la politique de Prévention sanitaire peut se déployer dans les structures et organes sanitaires existants que ce soit du secteur public et privé.

Une grande concertation avec les opérateurs sanitaires des Comores et le personnel médical serait engagé afin d’aboutir à des résolutions pratiques et prioritaires afin d’engager une nouvelle politique sanitaire efficace et de qualité au service des citoyens. Un fonds spécialisé d’un milliard de francs Comoriens serait engagé pour accompagner cette nouvelle stratégie. Elle serait complétée par des fonds de partenaires sanitaires internationaux en étroite collaboration avec des pays voisins de la sous-région. Des précisions seront données ultérieurement.

Le financement de cette stratégie sera assuré par un pourcentage mensuel des recettes douanières dont une partie proviendrait des redevances Administratives Uniques (RAU) et des recettes fiscales après mise en place d’un programme national de mobilisation des recettes publiques (fiscales et non fiscales). Un renforcement du taux de recouvrement fiscal et l’élargissement de l’assiette fiscale avec une intensification de la lutte contre le secteur informel et des évaporations de recettes en amont permettrait dégager une hausse des recettes publiques dont une partie servirait pour la santé publique. Une réflexion profonde serait également menée pour l’institution d’une Sécurité Sociale Nationale et d’une Caisse Nationale de Solidarité pour les populations les plus vulnérables et sur justification de ressources ( avis d’impôt de la déclaration de réssources qui devra être généralisé). Bien entendu, une telle politique implique une détermination, sans faille, une volonté politique et une organisation novatrice impliquant tous les acteurs du secteur médical.

Darchari Mikidache

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