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Mesures économiques : La baisse des prix est-elle effective ?

Le ministre de l’économie a signé en début de semaine un arrêté portant modification des prix de certains produits de première nécessité. A en croire Houmed Msaidie, cet arrêté devait prendre effet dès sa signature le 4 avril. Six jours après, l’on constate que la décision qui devait prendre effet dès sa date de signature se heurte à la réticence des opérateurs économiques.

Le ministre de l’économie a signé le 04 avril dernier un arrêté portant modification des prix de certains produits de première nécessité. Cette décision a eu des échos positifs. Hélas sur le terrain, la population ne ressent pas encore cette baisse. Joint au téléphone ce jeudi par La Gazette des Comores, Houmed Msaidie confirme, pourtant, l’effectivité de cette baisse. « La baisse des prix est effective. S’il y a lieu de réajustement, on va les écouter », déclare-t-il, parlant des opérateurs économiques.

En effet ces derniers sont loin de se conformer immédiatement à la décision du ministre de l’économie. Selon la présidente de la Nouvelle Opaco, ils doivent rencontrer le ministre « lui-même » pour échanger et tirer certains points au clair. Mais aussi, ils veulent un tête-à-tête avec le gouverneur de la Banque centrale pour plus de transparence sur les mesures économiques annoncées par le président de la République.

« Certes, il y a eu la réduction de 30% des taxes douanières sur certains produits mais il ne faut pas oublier qu’il y a des produits qui étaient déjà sur place avant l’abattement. Il faudrait revoir sur ce point », indique Sitti Djaouharia, la patronne de la Nouvelle Opaco. Elle se dit opposée aux commerçants qui ont profité de cette crise sanitaire pour rehausser les prix. Son organisation et le syndicat des commerçants attendent de rencontrer les deux responsables cités ci-haut avant de se prononcer sur cette baisse des prix qui sans doute ne fait pas l’unanimité.

De son côté, l’Union des chambres de commerce (UCCIA) se montre compréhensive. Selon son secrétaire général, il devrait y avoir une période moratoire avant l’exécution de l’arrêté. « Dans cette situation, on aurait souhaité que les importateurs obtiennent des crédits d’impôts sur les marchandises emmagasinés », propose Fakriddine Abdoulhalik. En ce qui concerne la baisse des prix, ce dernier reste convaincu que la direction de commerce n’est pas bien outillée pour mener à bien son travail. « Ce n’est pas la première fois que l’Etat procède à des abattements. Et toujours est-il qu’on fait face à cette situation », conclut-il.

A.O. Yazid / LGDC

La Rédaction

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