Mohamed Ali Saïd épargne le président pour mieux s’en prendre à la première dame

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Pour sa conférence de presse vendredi à Fomboni, le gouverneur de l’île de Mwali, Mohamed Ali Said, avait fait venir de nombreux journalistes de la capitale fédérale, Moroni, histoire de conférer à son ‘‘show’’ un éclat particulier. Tout le monde s’attendait donc à un discours particulièrement dur contre le pouvoir de l’Union avec lequel il a rompu depuis quelques semaines. Ces pronostiqueurs se sont trompés sur toute la ligne.

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Dans un foyer de Salamani plein comme un oeuf, il a, certes, égratigné le régime en place et confirmé sa rupture avec Ikililou Dhoinine, toujours est-il qu’il ne cessait de donner du ‘‘mon frère’’ et du ‘‘mon ami’’ pour parler du chef de l’Etat.

Par contre, la première dame en a pris pour son grade à travers quelques piques bien acérées. Ce qui donne déjà le ton de ce que sera la campagne électorale pour l’élection du gouverneur de l’île.

Au sujet de la candidature de Sambi en 2016, Mohamed Ali Saïd a déclaré que, pour préserver la cohésion nationale, l’ancien président de la République devrait se garder de se présenter à la prochaine présidentielle. ‘‘Ce tour est celui des Wangazidja, même si Sambi avait en 2009 fait réviser la Constitution pour que rien ne l’empêche de postuler en 2016’’, ajouta-t-il.

Il s’est aussi dit favorable à la tenue des assises nationales. ‘‘Je reste convaincu qu’au cours de ces assises, non seulement la tournante sera maintenue, mais on commencerait la nouvelle rotation par Mwali’’ a-t-il dit.

A une question sur un éventuel conflit d’intérêts entre son titre de gouverneur et ses activités d’entrepreneur, il a joué les victimes en indiquant que l’Etat doit environ 200 millions de francs à sa société Modjaco.

Quant aux investissements lourds de cette même entreprise (achat de matériels de terrassement et de concassage), il a déclaré avoir contracté un prêt de 350 millions auprès d’Exim Bank et de la Snpsf, entre autres.

La rumeur d’une éventuelle invalidation de sa candidature ne le touche pas outre mesure. Il se dit ‘‘serein’, répétant inlassablement qu’il a été élu une fois président de l’île et une deuxième fois comme gouverneur.

Mohamed Nassur Riziki/ Alwatwan

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