MOHAMED ALI SAID : la face cachée du gouverneur

Cet homme a passé une décennie à la tête de l’île de Mohéli avec comme mission : appauvrir les mohéliens pour maintenir son statut d’homme fort sur tous les plans. Ses armes principales sont l’argent et le mensonge. Il arrose les familles les plus pauvres en leur attribuant des salaires qui, en réalité, n’ont véritablement aucun effet sur leur misère quotidienne.

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Plusieurs faits témoignent l’attitude machiavélique de ce monsieur : Pour être payés, les fonctionnaires n’ont pas le droit de critiquer l’action de Bonovo, L’enseignement secondaire se dégrade chaque année, les bacheliers d’aujourd’hui ne maîtrisent, pour la plus part, aucune matière de base, Désormais, les certificats de réussite au bac se distribuent comme des petits pains au marché, et Les bourses d’études, destinées aux meilleurs bacheliers de Mohéli, sont vendues à Anjouan et en Grande-Comore. Enfin, tous les éléments sont réunis pour conduire Mohéli tout droit vers le chao. Aujourd’hui, Mohamed Ali Saïd maintien son désir de vouloir briguer un troisième mandat sachant que son bilan suscite le désespoir de toute une génération.

Pour certains, Il est l’incarnation de l’injustice sociale mohélienne. Pour d’autres, il est considéré comme le sauveur du peuple : Mais pour lui, « le malheur des un uns fait le bonheur des autres ». Pour faire survivre son empire et nourrir ces activités politico-commerciales, il a, à tout prix, besoin de rendre les mohéliens encore plus pauvres que jamais. En effet, sa politique est basée sur la stratégie selon laquelle, les étudiants ne doivent pas dépasser le niveau licence, obtenu à l’Université Des Comores, des personnes qui n’ont même pas le niveau BEPC puissent occuper les plus hautes fonctions au détriment des plus qualifiées, de gros salaires pour des gens dont les fonctions ne figurent que dans l’organigramme privé de sa « majesté ». Il est très facile de constater que l’administration mohélienne n’a jamais été aussi déloyale ; les commissaires ne sont que des simples arbitres de ce tournoi égocentrique.

Car, toutes les décisions sont centrées au cabinet de ce chef impitoyable : Finance, éducation, fonction publique, santé, environnement et les douanes sont tous gérés depuis un seul bureau : On peut être recruté le matin pour être renvoyé le soir, en fonction de ce qu’on a dit dans la rue, à propos du gouverneur ou de son entourage. Voilà la triste réalité que traverse Mohéli depuis que le plus grand commerçant de l’île a accédé au pouvoir. Et, apparemment, il na pas la moindre intention de passer la main aux autres. On dirait qu’il est le seul intellectuel, intelligent, riche et visionnaire capable de développer cette île longtemps abandonnée : Pourtant, il n’est que la preuve visible de l’incapacité à apporter des solutions pour l’éducation, la santé et le bien être des mohéliens. Des questions méritent d’être posées pour comprendre à quel point cet homme est redoutable ; à commencer par la situation chaotique que traverse Nioumachiwa, sa propre ville natale :

Après 8 ans de pouvoir :

    – Pourquoi Nioumachiwa n’a toujours pas de route d’accès ?

    – Nioumachiwa est aujourd’hui éclairée grâce à un groupe électrogène offert par un ancien DG de Comores Telecom, après des mois entiers passés dans l’obscurité. Pourquoi le Gouverneur ne s’en est-il pas occupée ?

    – Les étudiants ne bénéficient plus de bourse d’études. quelle en est la véritable raison ?
    – La mairie de Nioumachiwa ressemble à une vieille maison minable laissée à l’abandon pendant que Mohamed Ali Saïd développe sans arrêt son projet immobilier personnel. Ne serait-il pas capable d’en créer un pour la marie et s’attribuer lui-même le marché ?

    – Les intellectuels sont se sont tous tournés vers la terre pour survivre pendant que les analphabètes s’occupent de l’administration. Comment ose-t-il traiter les gens de cette façon ? est-il une manière d’humilier le peuple ou plutôt de le mépriser ?

    – Les écoles sont devenues des endroits de distraction pour nos enfants : tout le monde enseigne n’importe quoi et n’importe comment, sans aucun suivi ni évaluation. Faut-il des milliards ou bien de la magie pour reformer l’éducation ?

Je reste, cependant, bien convaincu que les mohéliens méritent bien plus que ça. C’est une île qui a une histoire, des hommes et des femmes intellectuels et courageux et un patrimoine éco-touristique extraordinaire à développer. Alors il est temps pour les jeunes mohéliens de dire non à Mohamed Ali Saïd. Choisir l’alternance en faveur d’une nouvelle élite politique à la hauteur des enjeux actuels pour le développent d’aujourd’hui et de demain, pour tous.

Youssouf Ben Ali Abdallah

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