Mohamed Youssouf a été reconnu coupable de meurtre et de viol sur Fatima Mze Hamadi et il est condamné à la peine capitale

Après délibération de la cour d’assise et des jurés, Mohamed Youssouf alias Mboussouria a été reconnu coupable de meurtre et de viol sur Fatima Mze Hamadi et il est condamné à la peine capitale. L’ouverture de la première audience a été placée sous haute surveillance, tout le périmètre restera quadrillé par un imposant dispositif de forces de l’ordre jusqu’à la fin des trois procès programmés, au plus tard jeudi soir.

Mafoura sur le banc des accusés hier au tribunal de Moroni

La cour d’assise a siégé ce mardi en ouvrant ses audiences par le dossier de Mohamed Youssouf alias Mboussouria. Cet homme est accusé d’un meurtre et d’un viol sur Fatima Mze Hamadi le 5 Janvier dernier. Devant la cour d’assise et les jurés, Mohamed Youssouf connu sous le pseudonyme populaire de Mafoura reconnait les faits. Après les débats, c’est au parquet général de faire son réquisitoire.

Dans son intervention, le procureur général Mahamoud Soilih a parlé de l’accusé qui, selon lui, est « un délinquant notoire » reconnu dans l’ensemble du territoire national. Retournant au dossier, le procureur général a fait un bref passage des deux chefs d’accusation de Mafoura et rectifie le premier requalifié d’assassinat en meurtre. « Il y a eu meurtre et viol », affirme Mahamoud Soilih.

Il se justifie par la présence des trois éléments constitutifs du double crime commis, qui sont l’élément matériel, l’élément légal et l’élément moral prévu par le code pénal. « Si ces trois éléments sont constitués, les faits sont accomplis. Et ils le sont », poursuit-il. Au nom du ministère public, le parquet général demande l’application de l’article 279, 288 alinéa premier pour l’assassinat et l’article 317 et 318 dernier alinéa du code pénal et demande la peine capitale contre Mafoura.

Après le réquisitoire du procureur général, l’avocat de la défense a pris la parole pour rejeter l’accusation de meurtre et accepte en retour le viol sur la jeune femme. « Il n’y a pas eu meurtre mais il y a eu un homicide involontaire mais le viol est là », soutient Me Issa Mouhoutoir dans sa plaidoirie.

Après avoir délibéré, la cour d’assise et les jurés ont reconnu à l’unanimité Mohamed Youssouf alias Mafoura coupable de meurtre et de viol. Le prévenu ne bénéficiera pas de circonstances atténuantes, et encourt la peine capitale à la majorité des voix. La cour d’assise par voie de conséquente condamne Mafoura à la peine de mort. Il reste maintenant au parquet général de fixer la date d’exécution, sinon il rejoint le couloir de la mort. Après ce premier dossier, la cour d’assise aura à juger ce mardi l’affaire Ali Soulé alias Matso accusé d’assassinat sur un jeune homme de 25 ans.

Pour rappel la peine de mort existe toujours dans le code pénal comorien, et la dernière exécution remonte à l’époque du régime du président Mohamed Taki Abdoulkarim (1996-1998). Il s’agit de Taoufik, condamné et exécuté pour assassinat en 1997.

Mohamed Youssouf

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