Monopole du riz à Anjouan : ONICOR dément les chiffres des autorités anjouanaises

Moroni, mardi 04 septembre 2012 (HZK-Presse) – L’Office National d’Importation et de commercialisation du Riz (ONICOR) a confirmé que le nombre de tonnes avancé par le gouverneur d’Anjouan est faux. Les responsables de cette société d’Etat parlent de spéculations.

L’affaire du monopole du riz à Anjouan par l’ONICOR est loin d’être finie. Les responsables de l’Office National d’Importation et de Commercialisation du Riz (ONICOR) dément les chiffres avancés par les autorités insulaires. « Il a été annoncé récemment qu’il y a une rupture de stock de riz à Anjouan. Ce sont des spéculations. A l’heure actuelle, il y a une décharge aux ports de Moroni et de Mutsamudu. Il y a une semaine, nous avons déchargé du riz à Mohéli », indique le directeur technique à l’ONICOR, Kaambi Ismaël.

Selon lui, la douane de l’île a révélé que la consommation mensuelle de riz à Anjouan de 2008 à 2010 était de 2157 tonnes. « Ce n’est qu’en 2012 que nous avons rétabli le monopole du riz dans cette île. Or, nous déchargeons 2500 tonnes par mois. Nous avons importé 4320 tonnes à Anjouan, rien que le mois de ramadan », souligne le directeur technique. Kaambi Ismaël s’interroge : « je me demande s’il y a une pénurie du riz ou il y a anguille sous roche ».

Quant au directeur administratif et financier, il a déclaré que « nous avons versé 1 milliard 44 millions de francs comoriens de taxe unique, soit 40 000 francs par tonne vendue. Il suffit de diviser ces deux chiffres pour trouver le nombre exact de riz que nous avons importé ».

Rachidi Ali, estime que le monopole a sa raison d’être. « De 2011 à 2012, le chiffre est passé de 388 millions à 1 milliard 44 millions de francs comoriens de taxe unique versé à l’Etat. Pour la qualité, nous avions 25% de brisures et actuellement, nous en sommes à 15% », dit-il. Le DAF a tenu à montrer sa satisfaction pour la fermeté de l’Etat à ce sujet, ainsi que les parlementaires et les politiques. « Il faut défendre les lois et consolider la démocratie et barrer les tentatives de séparatisme », précise Rachidi Ali.
Natidja Hamidou

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