Moroni attend la réaction des autorités françaises avant de passer à la vitesse supérieure

Au sujet de l’absence d’une cinquantaine d’athlètes comoriens à l’arrivée de la délégation nationale à Hahaya, le ministre pense qu’une fois les Jioi finis, ils vont revenir. «Peut-être, ils ont envie de regarder les Jeux» a-t-il dit, avant d’ajouter : «Bien sûr, nous ne serons pas contents s’ils ne reviennent pas au pays».

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Le président par intérim, Nourdine Bourhane, a reçu hier, jeudi 6 août, l’ambassadeur des Comores à Paris, ainsi que le chef de la diplomatie comorienne, le ministre de l’Education nationale chargé de la Jeunesse et des Sports, le directeur de cabinet chargé de la Défense et le vice-président chargé des Finances. Au menu de cette rencontre : le retrait des Comores des Jioi après la violation flagrante de la charte des jeux par la partie française.

Selon Abdoulkarim Mohamed, ministre des Relations extérieures, le rappel de l’ambassadeur Bourhane Ahmed, en poste à Paris, fait suite au mépris manifesté par la France vis-à-vis des Comores lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux des Iles de l’océan Indien. «Nous allons lui signifier la conduite à tenir face à cette situation diplomatique. Notre pays a été humilié dans le territoire français à travers la violation des normes des jeux», a-t-il déclaré.

A l’en croire, les réactions à venir du gouvernement comorien vont dépendre de l’attitude des autorités françaises. «Malgré le différend qui nous oppose, nous avons toujours des relations régulières avec la France, qui datent de très longtemps. Nous partageons un certain nombre de valeurs et d’intérêts. Mais, jamais nous ne permettrons à personne de porter atteinte à notre honneur», a déclaré Abdoulkarim Mohamed.

Au sujet de l’absence d’une cinquantaine d’athlètes comoriens à l’arrivée de la délégation nationale à Hahaya, le ministre pense qu’une fois les Jioi finis, ils vont revenir. «Peut-être, ils ont envie de suivre les Jioi jusqu’au bout», a-t-il dit, avant d’ajouter : «Bien sûr, nous ne serons pas contents s’ils ne reviennent pas au pays».

Pour l’ambassadeur des Comores à Paris, Bourhane Ahmed, il y a eu une violation flagrante de la charte des jeux. «Il y a eu un incident. Le gouvernement n’a pas apprécié ce comportement. Ils étaient obligés, comme le veut la pratique diplomatique, de me rappeler pour me signifier la conduite à tenir dans le cadre des pourparlers à venir», a-t-il précisé. Et de poursuivre : «Les jeunes ont fait ce qu’il fallait faire. Heureusement, le gouvernement a aussi bien réagi pour la même bonne cause».

Nazir Nazi /Alwatwan

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