Mwali: Mohamed Ali Said peut-il espérer un autre mandat?

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L’actuel gouverneur de Mwali a publiquement exprimé son intention de solliciter le vote des habitants de l’île pour briguer encore une fois le poste de gouverneur de l’île pour les prochaines élections des gouverneurs des îles. Mais, apparemment, c’est sans trop y croire, puisque Mohamed Ali Said a déjà été élu deux fois, à la tête de l’exécutif de l’île.

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Il a été élu président de l’île autonome de Mwali en 2007 pour 5 ans avant que les trois Chefs des exécutif de Ndzuani, Mwali et Ngazidja aient été contraints d’écourter leurs mandats de deux ans pour se conformer à la révision constituttionnelle et au calendrier électoral dans le cadre du programme  d’harmonisation des mandats.

Il sera réélu en 2010, cette fois comme gouverneur de l’île, nouvelle appellation  «imposée» par la révision constitutionnelle de 2009. «La Cour avait entériné la décision du régime de l’époque qui voulait que la loi prenne effet immédiatement», a expliqué le juriste et ancien président de l’île autonome de Ngazidja, Mohamed Abdoulwahab, qui a été aussi concerné par cette décision.

D’après l’ancien chef de l’exécutif de Ngazidja, il leur a été imposé de signer leur acte en tant que gouverneur. «Si la cour est logique avec elle-même, elle ne devrait pas valider la candidature de Mohamed Ali Said».

Et Abdloulwahab de citer l’article 7-2 de la constitution issue du referendum de 2009 qui dispose que « le Gouverneur est élu au suffrage universel direct majoritaire à deux tours, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. »

«Je confirme ici ma candidature aux élections des gouverneurs de 2016. Au sujet du nombre de mandats, je rappelle que j’ai été élu en tant que président de l’île autonome de Mwali pour un mandat de cinq ans», confiait, le gouverneur de Mwali à Al-watwan au mois d’avril dernier.

Selon le chef de l’exécutif de Mwali,  «du fait de la modification de la Constitution, nous n’avons pas pu aller jusqu’au terme de ce mandat. On a procédé à de nouvelles élections, avec de nouvelles appellations : le président est devenu gouverneur, les ministres sont devenus des commissaires.»

Pour lui, il a prêté serment en qualité de gouverneur pour un premier mandat. Et « la Cour constitutionnelle m’a officiellement signifié que mon mandat était renouvelable une fois. Ils m’ont écrit à cet effet. Personne ne peut dire que j’ai été élu deux fois gouverneur.»

Face à cet argument, son ancien homologue pense qu’on peut aussi faire une  «lecture restrictive de la loi « en retenant que «ce qui est important ce n’est pas l’appellation mais le fait d’avoir occupé la fonction en tant que chef de l’exécutif de l’île deux fois.»

Malgré le fait qu’il a confirmé  son intension de se présenter aux élections, les partisans du gouverneur commencent à parler d’un « plan B» en citant le nom de l’ancien député Bianrifi Tarmidi qui concourrait en tant que  «candidats de substitution «, le  cas échéant.

Mais, tout le monde ne se retrouveraient dans cette option de Mohamed Ali Said et l’on parle de candidat de la «trahison «.

Saminya Bounou/ Alwatwan

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