Ne vous faites pas embrouiller…

La publication du message de Abdou Elwahab sur les réseaux sociaux continue de faire réagir. Abdou Elwahab est un avocat au barreau de Moroni et engagé politiquement du côté d’Azali, son message a suscité des nombreuses réactions à cause de sa violence. On vous livre ici la réponse un juriste et doctorant en droit, Rafsandjani :

Parce qu’au vu de ce qui s’écrit ici et là, les juristes du palais ne vont pas tarder à agiter une interprétation fallacieuse des textes en rétorsion. Encore, me diriez-vous.

L’article 14 de la Constitution prévoit effectivement le regime du remplacement du vice-président. Celui-ci est remplacé par une personne proposée par le Président de l’Union mais elle n’est validée que par un vote du Conseil de son île d’origine. Seulement, pour être remplacé, encore faut-il la vacance ou l’empêchement définitif du poste. Ceux-ci ne se présument pas.

Ceux-ci ne se présument pas, d’abord, parce qu’il faut la mort, la maladie, la disparition, la destitution, la demission, ou toute autre chose qui fait qu’un vice-président n’est pas en état d’assumer ses fonctions. Cela ne peut donc pas intégrer une prise de position contraire à celle du Président. Certains voudraient faire de cela, une démission d’office. Vraiment…

Ceux-ci ne se présument pas, ensuite, parce que justement, la vacance ou l’empêchement se constatent. Elle ne se déclare pas ni par décret ni par décision. Et qui le constate ? Par extension de ce qui se passe pour la vacance présidentielle, c’est un privilège qui revient à la seule Cour constitutionnelle. Tiens, encore elle.

La Constitution a atteint son quota de lectures intéressées et inconstitutionnelles, au-delà se sera sa mise à mort pure et simple. Prenez garde à rétablir l’ordre constitutionnel ou à défaut, de grâce, ne faîtes pas la distorsion de plus, de trop…

Lire message de Maître Abdou Elwahab menaçant le vice-président Djaffar

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