Nigeria : un chef de Boko Haram tué dans une opération militaire

15 novembre 2012

Nigeria : un chef de Boko Haram tué dans une opération militaire

Affichez votre publicité sur Comores infos: Cliquez ici pour en savoir plus

Capture d’écran d’une vidéo montrant le leader de Boko Haram Abubakar Shekau entouré de combattants ©AFP

MAIDUGURI (Nigeria) (AFP) – (AFP)

L’armée
nigériane a annoncé avoir tué jeudi un
important chef du groupe islamiste Boko Haram suspecté
dans l’affaire de l’assassinat d’un général à
la retraite au cours d’une « importante
opération » à Maiduguri (nord-est),
considéré comme le berceau de l’organisation.

« Un important chef du groupe terroriste Boko Haram
commandant du nord-est et du nord-ouest (du Nigeria), Ibn
Saleh Ibrahim, ainsi que plusieurs de ses commandants et ses
hommes ont été tués dans une opération
menée par nos troupes », a annoncé l’armée
nigériane dans un communiqué.

« Il est confirmé que Ibn Saleh est responsable de
l’assassinat du général à la retraite
Mohammed Shuwa, figure de la guerre civile des années
60 au Nigeria, sur ordre du chef de l’organisation
islamiste, Abubakar Shekau. »

Le communiqué ajoute que l’opération militaire se
poursuivait et que des armes et des explosifs avaient
été retrouvés.

L’armée nigériane a souvent amplifié les
succès obtenus dans la lutte contre les islamistes de
Boko Haram, dont l’insurrection dans le nord et le centre du
pays a fait des centaines de morts.

L’annonce de l’armée, qui évoque une
« importante opération » incluant véhicules
blindés et hélicoptères, n’a pas pu être
vérifiée de source indépendante.

Mohammed Shuwa a été tué le 2 novembre par des
hommes armés à son domicile à Maiduguri.

M. Shuwa, 79 ans, était le principal conseiller de
Yakubu Gowon, l’ancien chef de l’armée durant la guerre
civile du Biafra (1967-1970) qui a fait des millions de
morts, dont beaucoup de famine.

Il a été également un dirigeant important de
la junte dirigée par Murtala Mohammed en 1975-76.

Dans une interview donnée en mai, M. Shuwa a sorti un
revolver qu’il portait disait-il pour se protéger et
indiqué à l’AFP que tout le monde constituait une
cible potentielle pour Boko Haram dans cette ville
ravagée par la violence. 

Amnesty International ainsi que Human Rights watch ont
dénoncé des violations des droits de l’homme
commises par les forces de l’ordre nigérianes dans leur
répression contre Boko Haram, notamment à
Maiduguri, ville fréquemment attaquée par les islamistes.

L’armée nigériane a rejeté ces accusations,
mais les habitants l’ont accusée à plusieurs
reprises de tirer sur des personnes non armées en
représailles d’attentats menés contre ses soldats.

Boko Haram, qui se réclame des talibans afghans et dont
le nom en langue Haoussa signifie + l’éducation
occidentale est un pêché+ a déclaré
vouloir instaurer un Etat islamique au Nigeria.

Les violences attribuées à la secte et leur
répression sanglante par les forces de l’ordre ont
fait, selon les estimations, plus de 3.000 morts depuis 2009.



Share

Tous droits de reproduction et de représentation

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*