Non à la chasse lancée par les cabinets médicaux privés contre les médecins malgaches

Chers confrères exerçant aux Comores,

 

medecineVous ne pouvez pas imaginer l’estime que je garde pour vous tous et par conséquent, je n’épargnerais aucun effort pour vous défendre comme je pourrais devant une quelconque injustice. Mais aussi pour des raisons déontologiques et dans le respect des droits humains, je n’accepterai pas également que des étrangers exerçant aux Comores fassent l’objet d’une quelconque injustice ou discrimination.

 

Il faut rappeler que nombre de nos médecins et autres cadres sont formés à l’étranger notamment à Madagascar, l’île francophone la plus proche des Comores avec laquelle des liens historiques unissent les peuples de ces 2 pays frères. Il faut signaler aussi que ces formations ont un coût assumé par les pays d’accueil sans la participation de notre pays.

 

Il serait donc aberrant que pour des raisons commerciales ( clientèle en radiologie ) purement personnelles, des confrères par le biais du conseil de l’ordre, jouent avec le feu en abusant des pouvoirs qui sont les leurs pour humilier des médecins malgaches recrutés par les autorités locales de Ngazidja et exerçant ainsi en toute légalité dans les établissements publics et dans des spécialités qui n’existent pas dans les hôpitaux publics comme El-Maarouf. Une concurrence donc aux cabinets privés à l’origine de la campagne contre les médecins malgaches.

Il appartient aux hommes de droit de dire s’il n’ya pas délit d’initié dans l’affaire quand on se base sur le compte rendu publié dans les réseaux sociaux.

 

Je vous invite à lire ci-dessous le compte rendu de cette affaire et vous faire votre propre opinion. Peut-on être juge et parti dans cet amalgame de défense d’intérêts privés et ceux des médecins?

Les Comoriens ont le droit de savoir qu’il n’existe plus de radiologue l’hôpital El Maarouf et cette situation risque de sonner la fin du service public.

Dans un souci d’apaisement afin de protéger l’ordre national des médecins, j’invite mes confrères à reconsidérer leur position, car en aucun cas les autorités Comoriennes n’accepteront une dérive qui risquerait d’occasionner une crise diplomatique aux dépens des intérêts comoriens.

 

Docteur Musbahou Abdou

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