Nucléaire iranien : l’AIEA évoque une "situation préoccupante"

Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, à Bagdad le 11 novembre 2012.

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a jugé lundi 19 novembre « préoccupante » la situation du nucléaire iranien, dont il s’est entretenu à Paris avec François Hollande.

Le président français a estimé que le récent rapport des Nations unies sur les activités nucléaires controversées de l’Iran confirmait « une nouvelle fois les inquiétudes de la communauté internationale sur le sujet », qui fera l’objet d’une réunion le 13 décembre à Téhéran. « La situation actuelle est préoccupante mais le matériel et les installations déclarées sont sous la surveillance de l’AIEA et nous sommes en mesure de vérifier qu’elles demeurent à des fins pacifiques », a déclaré Yukiya Amano dans la cour de l’Elysée.

L’IRAN PRÊT À ÉTENDRE L’ENRICHISSEMENT EN URANIUM

La réunion du 13 décembre sera consacrée « aux moyens de résoudre cette question par des voies diplomatiques et nous allons poursuivre nos efforts », a-t-il ajouté devant la presse. Selon un rapport des Nations unies sur le nucléaire publié vendredi, l’Iran est prêt à étendre de manière significative l’enrichissement en uranium qu’il pratique dans un site souterrain après avoir installé 2 800 centrifugeuses destinées à cette installation.

L’étude précise que Téhéran a produit environ 233 kg d’uranium hautement enrichi depuis 2010, soit une augmentation de 43 kg depuis le mois d’août de cette année. Téhéran dément chercher à se doter de l’arme nucléaire et assure que son programme atomique n’a que des visées énergétiques civiles.

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