On regrette qu’une carte de police soit attribuée à un étranger

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Moroni, (HZK-Presse) –Ces derniers temps plusieurs évènements ont secoué la police nationale et sèment de l’inquiétude dans ce corps. Pour en parler, le commissaire Sarata Mahamoud qui est le chef divisionnaire a accepté de répondre à nos questions.

 

Question : Le gouverneur de l’île de Ngazidja a sorti un arrêté pour la formation d’une police de l’île. Qu’en pensez-vous de cet arrêté ?

Commissaire Sarata Mahamoud : On est sorti de cette ère depuis l’unification de la police, il y a six mois en bonne et due forme et on privilégie que ce qui a été fait est fait. Aujourd’hui on ne peut pas retourner dans le séparatisme. On a seulement une police nationale. Alors pour l’arrêté du gouverneur de l’île de Ngazidja, il y a un problème de vice de forme. Car selon les lois et les décrets qui régissent la police, le gouverneur de l’île n’a pas un pouvoir de nomination, de recrutement ou d’équipement. Seul le ministre de l’intérieur est habilité à nommer et équiper. Pour cela, je pense que le gouverneur de l’île a violé les lois et décrets en vigueur.

Question : On a appris qu’une carte de police biométrique est attribuée à un étranger, le confirmez-vous ?

C.S.M : On a appris cette histoire et c’est vraiment regrettable ce qui vient de se passer. Car ça va décrédibiliser notre corps ainsi que son image au niveau national et international. Pour cet acte, nous sommes très angoissés et inquiets car c’est la première fois qu’un tel cas se produit dans l’histoire de la police nationale. Et cet acte est réprimé par l’article 224 à 227 du code pénal de notre pays pour usurpation de titre et fonction et nous sommes vraiment très inquiets face à cette question.

Question : La police nationale est devenue une grande institution. On constate ces dernières années une désorganisation et une déstabilisation au sein de ce corps. Où est le problème ?

C.S.M : C’est vraiment un casse-tête du siècle. Dans notre corps, à part les intérêts personnels de part et d’autre dans les cadres et les intérêts politiques, rien ne va. Pour sortir de cette impasse, nous devons laisser à part ces intérêts et aller de l’avant pour contribuer au développement de notre police nationale.

Question : Quelles sont les solutions que vous préconisez ?

C.S.M : Je pense qu’avant tout, nous devons faire des assises sans distinction des cadres de la police. Qu’il y ait le respect de la déontologie policière et le respect mutuel entre les cadres de la police. Et enfin, nous devons valoriser la crédibilité et l’image de la police au niveau tant national qu’international.

 

Propos recueillis par Mohamed Youssouf

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