Opposition parlementaire : Vers une convocation d’un congrès pour la révision de la constitution

L’idée d’une convocation d’un congrès pour une révision de la constitution poursuit son petit bonhomme de chemin dans les rangs de l’opposition qui vise l’article 13, objet de diverses interprétations.

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L’opposition, coûte que coûte, veut faire avaliser une candidature de Sambi. Elle sort un plan dans l’éventualité où la Cour ne statue pas sur l’éligibilité de tous les Comoriens quelle que leur île d’origine de son candidtat. L’opposition envisage de faire convoquer un congrès en s’appuyant sur l’article 42 de la constitution.

Mohamed Bacar Dossar, député Juwa, confirme l’information mais laisse entendre que dans l’état actuel des choses, les députés de l’opposition sont en discussion. Quant au député Fahmi Said Ibrahim, il indique que la loi l’autorise et qu’il existe un précédent.

D’après M. Dossar, l’initiative d’un congrès pour une révision constitutionnelle est une prérogative partagée entre le président de la République et les députés s’ils arrivent à réunir le tiers des députés.

« Le chef de l’Etat peut convoquer un congrès, mais les députés aussi peuvent le faire », a Me Fahmi, assurant que l’opposition est capable de réunir le tiers des élus exigé par la constitution.

Une action de sensibilisation serait menée dans ce sens pour faire adhérer le maximum des élus à l’idée. Les chances de l’opposition ne seraient pas minimes si l’on tient compte des élus proches du gouverneur de Moili qui ont claqué récemment la porte de la majorité parlementaire.

Un ancien vice-président de l’assemblée nationale estime que ce n’est pas encore le moment de soulever une question de révision constitutionnelle quand on est à cinq mois des élections. Pour cet ancien député, il serait imprudent d’avoir deux chantiers de cette nature à la fois. Pour cet ancien honorable, le pays ne peut pas se permettre de revenir à l’époque de l’instabilité constitutionnelle.

« L’entente entre Ikililou et Mouigni Baraka a permis de mettre fin à la guerre des compétences et depuis le pays n’avait fait l’objet de la réunion du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine. Malheureusement on est revenu à la case départ avec le communiqué publié par cette instance dernièrement », a dit ce dernier.

Maoulida Mbaé | Hzkpresse

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